IL Y EN A QUI S'AMUSENT BIEN

 
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MARIO KEKIC
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MessagePosté le: Dim 26 Fév - 19:45 (2012)    Sujet du message: IL Y EN A QUI S'AMUSENT BIEN Répondre en citant

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SCANDALES FRANÇAIS
Chapitre: VI°) LA PRESSE, EST-ELLE LIBRE?
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           ***COMMUNIQUÉ  DE  PRESSE***
           ***Guerre climatique ? *** 
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06-11°) Organisations secrètes: la Franc-Maçonnerie: (Ouverture 18/10/99)
Citation:
Après la colère d'Eva Joly, le Procureur Eric de Mongolfier tape du poing sur la table pour dénoncer les dérives de certaines obédiences et une Franc Maçonnerie affairiste. Cela avait été fait aussi quatre mois auparavant par Jean Montaldo à l'émission de Morandini diffusée un samedi soir, et une journaliste qui avait écrit un livre sur le sujet, introuvable du reste. 
Des avocats de Nice qui en ont ras le bol aussi, ont rédigé une liste de 23 dysfonctionnements de la justice et l'ont remise au procureur De Montgolfier qui a été nommé dans cette ville depuis février 1999.On cite ici aussi comme dans le cas de l'Église de Scientologie, des enquêtes étouffées, et des dossiers qui disparaissent. Il attaque directement de front la Franc Maçonnerie, organisation internationale ou secte, puisqu'il faut rappeler que des cérémonials existent, et que l'on y trouve de hautes personnalités, des politiques, présidents, médecins, magistrats, financiers, chercheurs, grands patrons de l'industrie française ou étrangère. En clair il prend beaucoup de risques et il va beaucoup déranger. Il déclare le 08/10/99 sur FR3: 01:15
Mon métier moi, c'est la justice et c'est rien d'autre. Je ne veux pas buter sur des appartenances obscures ou secrètes. Je voudrais que ce soit clair, qu'on ne mélange pas les genres, on est maçon, oui bon, c'est pas scandaleux. Si on se sert d'une appartenance, comme celle-ci pour entraver la marche de la justice, alors là vraiment cela devient scandaleux. "
La Franc Maçonnerie jouant le rôle de martyr, affirme que c'est un faux problème. Elle se compose actuellement de 25.000 frères, 600 loges et 120.000 Francs Maçons en France. 
A la grande Loge de France, si des dossiers sensibles disparaissent, il faut sanctionner les Franc Maçons éventuellement responsables. Jean Michel Balling, Premier Grand Maître Adjoint à la grande Loge de France déclare:
Ce sont des opérations individuelles, qui si elles s'avéraient exactes, doivent être poursuivies par la justice. Que les hommes soient poursuivis par la justice. "
Le procureur de Nice dénonce que ce sont les dérives affairistes de certaines loges, où l'on profite de réseaux pour faire des affaires douteuses. Au Grand Orient quatre frères auraient été exclus en deux ans. En 86, 11 % des personnes interrogées pour un sondage réalisé par Gallup-Faits, considéraient la Franc Maçonnerie comme "une sorte de mafia". Elle est considérée comme étant plus matérialiste que spirituelle, et plus arriviste que désintéressée. Le Grand Maître du Grand Orient de France Simon Giovannaj déclare à son tour:
Même cette obédience-là, si tant est qu'on puisse la qualifier effectivement de maçonnerie affairiste, je ne pense très sincèrement pas, qu'elle a le pouvoir d'infiltrer, nous ne sommes pas la scientologie, nous ne sommes pas une secte, nous ne sommes pas organisés, euh comme une secte, et nous ne sommes pas organisés pour prendre le pouvoir ou l'infiltrer."
Là quand même il ne faut pas pousser. A partir du moment où on parle de frères, où on pratique des rites ou cérémonials, on ne doit plus parler d'association mais de SECTE. Si je me rappelle bien, cette année, on nous a d'ailleurs montré lors d'une émission de télé un rite d'initiation ou d'admission, ce qui n'a pas été pour faire plaisir au représentant de la Franc Maçonnerie présent sur le plateau de cette émission. En Angleterre la liste des magistrats Francs Maçons est publique, ce qui n'est pas le cas en France. D'ailleurs la sécurité avait été revue à la suite d'une intervention de la préfecture de police, car on craignait surtout que la liste des Francs Maçons ne soit connue à la suite d'un piratage ou un vol. Pourquoi un tel secret si on n'a rien à se reprocher. De plus des représentants de divers Ordres sont Francs Maçons, que ce soit chez les médecins, les avocats, les notaires... A l'origine, à sa création ce groupe se composait d'artisans maçons, qui partageaient leur savoir technique concernant la construction des cathédrales. Il y a eu aussi une polémique en Angleterre sur cette organisation. 



Envoyé Spécial du Jeudi 20/04/2000 sur la Franc Maçonnerie: (23/04/2000)
Citation:
En bleu: mes commentaires. 
En rouge: les remarques qu'il faut retenir. 
Jr = abréviation utilisée pour les commentaires du journaliste. 
En italique figure les dialogues.
Pour éviter toutes polémiques, tous les propos de tous les intervenants ont été retranscrits mot à mot en noir, et tous mes commentaires figurent en bleu. J'ai pris cette précaution afin d'éviter que ceux qui sont intervenus lors de cette émission, viennent déclarer que les propos ont été orientés plus dans un sens que dans un autre. De cette façon, les lecteurs pourront mieux juger de ce qui a été dit ou n'a pas été dit. Je dispose bien évidemment des sources et des bandes son ou vidéo, en cas de litige sur une des phrases présentes sur cette page. Inutile de préciser que les personnes qui souhaitent un rectificatif ou ajouter un complément d'information peuvent le faire.



Finalement on commence à s'intéresser en France aux agissements de la Franc Maçonnerie, du moins certains journalistes qui n'ont pas froid aux yeux, parce qu'au niveau de la justice, il est connu que les très hauts magistrats font partie de cette organisation. Donc comment la justice peut fonctionner de façon normale, et bien elle ne fonctionne tout simplement pas. Mais il en est de même pour le secteur médical, du bâtiment et beaucoup d'autres. L'état et ses administrations sont complètement infiltrés à tous les niveaux. Il suffit de lire la page 04-13 qui était déjà ouverte depuis le 22/08/98, où je mettais déjà en cause à l'époque la Franc Maçonnerie. Chacun comprendra pourquoi je n'ai pu sortir un livre sur la corruption mettant en cause les procédés des sectes, de toute façon pour ce que cela rapporte. J'ai donc résolu le problème autrement, puisque j'ai tout balancé sur Internet. Après son installation, le Procureur de la République de Nice s'attaque aux dysfonctionnements de son tribunal. Au moins un procureur courageux...
Bernard Benyamin: 
Madame, Monsieur, bonsoir. C'est une grand enquête qui est à la une du magazine ce soir, une enquête, qui a pour cadre une région splendide, les Alpes-Maritimes, du côté de Nice, avec Cannes en arrière plan. Une enquête où il est beaucoup question de trafic d'influence, avec l'existence d'un véritable réseau. De quoi s'agit-il? Voilà des années que les affaires se succèdent sur la côte d'azur. Certains juges ou procureurs comme Eric De Montgolfier, ont bien essayé de faire appliquer la justice mais, à chaque fois, ou presque, ils se sont heurtés à un mur du silence, ou mieux, à des tracasseries administratives au pire, à des mesures, qui ont eu raison de leur bonne volonté. Jusqu'à ce qu'ils s'aperçoivent que derrière ces affaires, on retrouvait souvent, un sigle, la GLNF, la grande Loge nationale de France, où l'esprit de corps protégeait des escrocs, voici cette enquête, elle est signé Olivier Théron et Hervé Pozzo.
En réalité ce réseau est déployé dans toute la France, de la moindre petite ville de province jusqu'à Paris, et il n'y pas une seule administration qui y échappe. De nombreux postes clés sont occupés par des francs maçons.
Journaliste: 
De la Croisette, à la promenade des anglais. A carrefour de la corruption et de l'affairisme, on retrouve sur la Côte d'Azur trop souvent, ce même sigle, celui de la grande Loge nationale de France. La Franc Maçonnerie a pris des allures de club d'affaires pas toujours très nettes.
Gérard Trinquet ex-Franc Maçon: 
Petit à petit on a trouvé, des hommes influents, au sein d'une autre obédience. Et ainsi l'affairisme, au début c'était bon, se rendre service, et puis par la suite, ça a été de l'affairisme, mais de l'affairisme qui portait sur des sommes, très importantes.
Journaliste: 
Parfois le système vole en éclat, et apparaît au grand jour. Ce sont les affaires Mouillot, l'ex-maire de Cannes, membre de la " grande Loge nationale de France ". Mais éventuellement protégé par le secret, etce serment d'entraide que se jure les francs maçons, certains passent au travers. C'est la machine judiciaire, qui s'enraye.
Le procureur Eric de Montgolfier: 
" Chaque fois qu'ici, j'ai posé la question sur des difficultés qui transparaissaient dans un dossier, on répond mais, vous savez pas là, là, il y a ici des loges maçonniques influentes. C'est une surprise pour moi, c'est pas comme ça que je voyais, la maçonnerie. J'ai besoin de savoir si, si cela existe vraiment, si c'est aussi ici euh, prenant qu'on me le dit, aussi réel qu'on me le dit. Si vraiment il y a,ici une Loge maçonnique, qui par les rapports qu'elle entretient entre ses membres, est susceptible d'altérer le cours de la justice ".
En réalité dans plusieurs tribunaux de France, des personnes qui devraient gagner leur procès le perdent, on peut donc se poser des questions face à certaines parties, qui devraient pourtant être condamnées.
Journaliste: 
17 juillet 96, Michel Mouillot le maire de Cannes est placé en détention préventive. Il aurait tenté d'obtenir un million et demi de francs du groupe Carlton Casino Club, contre l'autorisation d'installer des machines à sous. Le Kennedy de la Croisette est arrêté par la police judiciaire, et mis en examen, pour corruption passive. Quatre mois plus tard, le juge chargé du dossier, découvre une autre affaire de corruption, avec le casino du Noga Hilton, toujours sur la Croisette, trois millions de francs. Deuxième mise en examen pour Michel Mouillot. Le système cannois se fissure de toute part, et les affaires, les autres, apparaissent au grand jour. Michel Mouillot a besoin d'argent, il va donc travailler beaucoup, pour deux autres sociétés, en même temps que son mandat de maire. La justice suspecte des emplois fictifs, il est donc mis en examen pour corruption passive. Michel Mouillot a des projets de béton, une marina sur ce terrain vague. Mais avant que le projet ne soit public, il semble que trois hommes aient été mis au courant. Cinq cent francs de mise de départ, 44 millions de francs de prêt de la SDBO, la fameuse filiale du Crédit Lyonnais, ils achètent le terrain inconstructible, et font monter les prix. Les trois hommes dont Alain Pédretti, un proche de Michel Mouillot, vont réaliser 40 millions de francs de bénéfice chacun. Dès le début de l'ère Mouillot, un homme Michel Lacroix, à la tête de l'association d'information et de défense de Cannes, essaie de dénoncer les dérives de la municipalité. Il réussira à faire annuler 43 permis de construire. Il sera attaqué 55 fois en diffamation, il gagnera tous ses procès.
Sylvie Mouchaud, nouvelle présidente de l'association d'information et de défense de Cannes: 
Des sommes considérables d'argent ont été détournées, et qui rembourse tout çà, et bien tout simplement, les contribuables de Cannois. Alors il faut que ça cesse, tout le monde en a par-dessus la tête, et euh ça m'inspire qu'il faut remettre de l'ordre surtout dans la vie politique. "
Journaliste: 
Ces affaires, auront peut-être eu raison de Michel Lacroix. Après dix ans de lutte, il est mort d'une crise cardiaque le 25 septembre dernier (1999). Au sein de l'association, on se souvient des attaques personnelles, des menaces de mort, et le pire, de sa mise en détention pour rien.
Finalement, on retrouve ici les méthodes des sectes.
Sylvie Mouchaud, nouvelle présidente de l'association d'information et de défense de Cannes: 
" Il a été emprisonné sur une dénonciation calomnieuse, n'est-ce pas, et il est resté 28 jours en prison, et on est venu, on l'a arrêté, enfin on l'a convoqué, à la caserne Aubar, et il pensait que c'était pour un dossier, et puis total, c'est lui qui y est resté. On l'a mis en prison, 28 jours après il est sorti, il n'a jamais été confronté avec son calomniateur, rien, personne."
Journaliste: 
Michel Lacroix était victime d'un coup monté. La cour de cassation, lui donnera raison seulement quelques mois avant sa mort, il sera même indemnisé.
Sylvie Mouchaud, nouvelle présidente de l'association d'information et de défense de Cannes: 
Il a été en prison pour rien. C'est ce qu'on appelle la lettre de cachet. Mais vraiment la lettre de cachet. On vient, on vous arrête, et puis c'est tout. Il a pas été seul dans ce cas-là, il a pas été le seul. Alors évidemment on vous ruine, parce que pendant ce temps-là, vous ne pouvez pas travailler, lorsqu'il est sorti de prison il s'est rayé du régime du commerce, puisqu'il était consultant en urbanisme, et il n'a pas travaillé pendant quatre ans et demi, il a été tout seul à porter l'association sur le dos. Mais son but, le but de l'association de Michel Lacroix c'était de faire rentrer dans les caisses de la ville les taxes non perçues, par justement ces man÷uvres frauduleuses."
En clair, en France, ceux qui refusent de marcher dans les magouilles, ils sont neutralisés, on les empêche de travailler. Ce procédé est actuellement utilisé et mis en ÷uvre dans toute la France. Celui qui est corrompu a plus de chance de travailler que celui qui est intègre, et qui est automatiquement considéré comme un empêcheur de tourner en rond, ou plus exactement comme une tare de la société. Des magistrats, comme le juge Fulgeras et d'autres, des enquêteurs comme à Toulon, des ingénieurs qui contrôlent les appels d'offres de trop près, sautent partout pour laisser leur poste à des remplaçants de complaisance. Cela veut donc dire qu'il existe en France un réseau structuré, infiltré et mafieux, qui s'installe progressivement à tous les postes clés de la vie économique et administrative française.
Journaliste: 
Face à ce déferlement d'affaires, 6 mises en examen pour Michel Mouillot, 12 pour les élus cannois, et 30 pour le personnel municipal. Nous avons essayé de comprendre les fondements du système. Un homme nous apporte sa vision des mécanismes, c'est le juge Murciano. Il était en charge de la plupart des dossiers importants de la région, depuis, il a été dessaisis des affaires Mouillot.
Jean-Pierre Murciano, juge d'instruction au Tribunal de Grande Instance de Grasse: 
" Cette criminalité, elle s'appuie d'abord sur d'énormes groupes financiers, qui ont besoin de corrompre pour obtenir des marchés publics et réaliser des profits énormes, et euh, pour se faire, elles s'appuient, en tout cas dans la région Côte d'Azur que je connais mieux, elles s'appuient sur les réseaux maçonniques, qui lui permettent d'inclure dans cette organisation, à la fois des élus, mais aussi des fonctionnaires de tous ordres, les enquêteurs s'il y a lieu, et parfois même les magistrats, qui seraient chargés de réprimer telle ou telle infraction ".
J'ai déjà posé des questions à certains de mes interlocuteurs, dont je savais que pour quelque-uns, ils étaient en réalité Franc Maçon : 
" Si la Franc Maçonnerie est aussi puissante qu'on le dit, comment se fait-il que la corruption se soit autant développée en France, et que cette organisation très structurée, soit incapable de la neutraliser ou même de l'enrayer. Je suis donc obligé de conclure, que si elle ne la neutralise pas, ou ne la combat pas, c'est que la Franc Maçonnerie  soutient et encourage le développement de la corruption." 
Déjà quand vous posez ce type de question, vous en déstabilisez quelques-uns, surtout si ceux qui sont en face de vous sont Francs Maçons. La conclusion viendra quelques passages plus bas.
Journaliste: 
Le système cannois reposerait donc sur un réseau Franc Maçon. C'est vrai que les coïncidences sont troublantes. Au carrefour de la machine Mouillot, on retrouve souvent la "grande Loge nationale de France". Michel Mouillot remporte les élections municipales en 1989. Ces élections, sont invalidées. La ville est mise sous tutelle par la chambre régionale des comptes dirigée alors, par Claude Charbonniot, l'actuel grand maître de la Loge nationale de France. L'année suivante, Michel Mouillot est élu avec plus de 60 % des voies. Michel Mouillot, est à la "grande Loge nationale de France" depuis au moins les années 80, comme le prouve ce courrier, envoyé au grand secrétaire de l'Ordre, Yves Trestournel. Mais ce que nous pourrions appeler le système Mouillot, ne va pas être structuré au hasard. Nous allons retrouver des Franc Maçon à tous les postes sensibles de la ville. Le directeur de cabinet, Jean de Mandiguereine mis en examen dans l'affaire du Casino Carlton, Franc Maçon. Le secrétaire général Jacques Kaloustian, un haut gradé de la hiérarchie maçonnique, il n'est pas à la GLNF, mais à la grande Loge de France. L'adjoint à l'urbanisme c'est à dire au projet immobilier, Yves Paoli, il est déjà mis en examen trois fois, Franc Maçon. Frédéric Ermaroli, adjoint aux affaires maritimes, concession de plage, Franc Maçon. Et puis il y a les sociétés d'économie mixte, les SEM, qui permettent de gérer beaucoup d'argent. La SEMEC, le palais des festivals, le directeur général est Franc Maçon. La SEVCAD, elle devait accompagner les grands projets de Michel Mouillot, le directeur financier, José de Mandiguereine, est Franc Maçon. Coïncidence sans doute, le responsable des renseignements généraux sur Cannes, Bernard Beaume, est à la grande Loge nationale de France. Hasard aussi et pour boucler la boucle, le journaliste qui interview Michel Mouillot et que l'on retrouve si souvent sur Cannes, est lui aussi franc- maçon. Revenons, sur Michel Lacroix, et ses plaintes presque systématiquement classées pendant ces dix années. Michel Lacroix, est mis en examen pour dénonciation calomnieuse, il avait mis en cause le système. Il est arrêté par un fonctionnaire de la police judiciaire, qui est aussi membre influent de la grande Loge nationale de France. Son dossier est suivi par le procureur Bernard Farret, encore, un Frère de la GLNF. Jean-Pierre Murciano le juge d'instruction qui s'est occupé des affaires cannoises, a subi aussi des attaques, aussi bien, dans sa vie privée, que dans l'exercice de sa profession. Son avocat Patrick Rizzo, nous explique le principe de la déstabilisation.
Si on devait enquêter dans les villes de France, y compris dans les provinces comme Lorient, on découvrirait que bon nombre de postes clés sont occupés par des Francs Maçons, et que précisément c'est dans ces villes-là que l'on trouve le plus grand nombre d'anomalies administratives et juridiques. Mais en réalité, personne n'ordonnera ce style d'enquête. En réalité certaines personnes ne doivent pas combattre une autre partie, mais un réseau, une SECTE. Ce que l'on reproche à la scientologie, peut être reproché de façon identique à la Franc Maçonnerie, il n'y a aucune différence entre ces deux organisations, la preuve. Sauf que dans un cas, on a une émanation des USA, et que dans l'autre cas, on a une structure nationale officielle, qui incorpore bon nombre de nos hommes politiques et fonctionnaires, voilà où est la différence. Inutile de croire qu'un jour on créera une commission d'enquête pour contrôler jusqu'à quel point les structures de l'état français sont infiltrées par la Franc Maçonnerie.
Maître Patrick Rizzo, avocat du juge Jean-Pierre Murciano: 
On assiste à ce phénomène nouveau, en Italie, en Suisse, En Allemagne, en Belgique, dans de nombreux pays d'Europe, les magistrats qui s'occupent de la criminalité organisée ou qui s'occupe d'affaires financières très graves, se heurtent, à une espèce de volonté occulte, qui vise à les déstabiliser. Et c'est beaucoup plus pernicieux que d'assassiner un juge, parce que il est évident que les maffias, se sont aperçues qu'en assassinant des magistrats, comme en Italie, ils pouvaient se heurter après à une volonté encore plus forte, que celle qui pourrait résulter de la déstabilisation d'un magistrat. Un magistrat qui est déstabilisé, c'est un magistrat qui ne travaille plus un dossier ".
Journaliste: 
Et c'est bien ce qui s'est passé. Jean-Pierre Murciano a été dessaisis de tous les dossiers mettant en cause Michel Mouillot, Vivendi l'ex-Général des Eaux, la SDBO, filiale du Crédit Lyonnais. Ces dossiers ont été redistribués à d'autres magistrats, qui doivent les reprendre et surtout les comprendre. Ce qui est surprenant, c'est que les attaques contre Jean-Pierre Murciano, viennent de l'intérieur de l'appareil judiciaire. Nice, la ville d'à côté. Une réputation de corruption qui vient des affaires Médecin, l'ancien maire qui a régné sur la ville pendant près de 30 ans. Un palais de justice objet de toutes les rumeurs. L'arrivée de Eric De Montgolfier en février 99, apporte de nouveaux espoirs. Une liste de 27 dossiers oubliés depuis de longue années, revient sur le bureau du procureur. La bataille va commencer. Sept mois plus tard à l'automne, Eric De Montgolfier nous reçoit dans son bureau. Il a décidé de passer à l'offensive. 
 
Procureur Eric de Montgolfier: 
"Il y a des difficultés majeures, oui, vraiment majeures, des difficultés que je n'avais jamais rencontré, je n'ai notamment jamais vu des dossiers se perdre à une telle cadence. Alors d'où est-ce que ça vient, peut-être une défaillance technique mais à répétition comme ça, je  m'inquiète, ce ne sont pas n'importe quels dossiers, ce sont des dossiers que précisément j'aurai souhaité ne pas perdre, si tant est que je souhaite perdre un dossier".
Journaliste: 
Nous avons réouvert deux de ces fameux dossiers litigieux pour essayer de comprendre. L'affaire Radio Baie des Anges, une radio de propagande du système Médecin. La plupart des dirigeants, sont mis en examen pour fausses factures et abus de confiance. Le préjudice pour les Niçois se monterait à plusieurs millions de francs. L'instruction de ce dossier est confiée au juge Jean-Paul Renard, le magistrat des affaires financières, dont la carrière s'est déroulée essentiellement entre le Tribunal de Grasse et celui de Nice. Contrairement à toute attente, Jean Paul Renard ne met pas en examen le Président de la Radio Rudy Salles, il est député (UDF des Alpes Maritimes).
Député Rudy Salles: 
"J'avais eu connaissance de mon innocence par un papier, signé du Procureur de la République de Nice de l'époque, au procureur Général dans lequel il était dit, "il n'y a rien à reprocher à M. Salles, donc il n'y a pas lieu à inculpation à son égard".
Journaliste: 
Au cours du procès, des avocats avaient évoqué des relations maçonniques entre le juge et le député. Voici les éléments de preuve. Jean Paul Renard était alors membre de la grande Loge nationale de France, Rudy Salles également. Le juge Renard, nous le retrouvons au cœur d'un autre dossier sensible, celui de l'association du Golf de Nice. 750.000 F de subvention du Conseil Général, versé au profit d'une société qui s'appelle curieusement, Golfe de Nice. Cette affaire pouvait mettre en cause un autre député, Christian Estrosi. Une plainte contre X est déposée pour escroquerie et abus de confiance. Au cours de l'été, alors que la juge en charge du dossier est en vacances, Jean Paul Renard décide de clore le dossier, et signe le non lieu (traité par le Tribunal de Grande Instance de Nice, au cabinet de Mme Françoise ISSENJOU, 1er juge d'instruction). Un non lieu qui sera malgré tout confirmé en appel, mais l'argent de la subvention indue ne sera jamais remboursé. Nous avons proposé au juge Jean Paul Renard de nous donner des explications.
Sa secrétaire déclare: 
"Il ne parle pas aux journalistes, mais maintenant vous faites ce que vous voulez"
Journaliste: 
Dossiers troublants, questions sans réponses, et un malaise qui grandit. Nous poursuivons notre enquête en allant rencontrer Etienne Ceccaldi. Etienne Ceccaldi a été 12 ans procureur auprès de la cour d'appel d'Aix-en-Provence. Il s'est mis en disponibilité l'année dernière, et il évoque aujourd'hui certains travers de la justice.
Etienne Ceccaldi, ex-procureur à la cour d'appel d'Aix-en-Provence: 
" Je pense que les erreurs répétées finissent par faire douter de, des causes de ces erreurs. Voilà. Je ne porterai pas de jugement sur l'honnêteté ou la non-honnêteté; chacun, chacun fait en conscience ce qu'il doit faire, je l'espère. Mais quand on voit dans certains secteurs, que le même type d'erreur, le même type de manquement, le même type de dysfonctionnement on finit par se poser des questions c'est certain. Et je comprends que le procureur de Nice se pose un certain nombre de questions ".
Journaliste: 
Les déclarations d'Eric de Montgolfier ont fait voler en éclat le monde secret de la magistrature. Il est convoqué à Paris par Élisabeth Guigou (le 14/10/1999), la Garde des Sceaux pour s'expliquer. Il répétera ses doutes, il lui fera part des coïncidences troublantes, de ces erreurs répétées, avec toujours, en toile de fond, la grande Loge nationale de France. De retour à Nice, et en attendant les réponses de la Chancellerie, Eric de Montgolfier en appelle à l'honneur maçonnique.
Le procureur Eric De Mongolfier: 
" Il faut être peut-être idéaliste, mais je me dis que si j'étais maçon, moi je n'aimerais pas être confondu avec des gens qui utilisent quelque chose à quoi je crois, pour faire avancer leurs affaires. Entre, entre la maçonnerie de réflexion, et la maçonnerie d'affaires, il me semble que le choix est simple. Et si j'étais du bon côté, celui des honnêtes gens, eh bien je dirai aux autres, non, non, sortez. Ne vous réfugiez pas derrière quelque chose de saint et bien, pour faire autre chose que ce pourquoi c'est prévu ".
Journaliste: 
Nous sommes donc allés, à la grande Loge nationale de France si souvent mise en cause. Elle compte 27.000 membres. C'est la deuxième après le Grand Orient. Il aura fallu deux mois et demi de tractation, pour que les portes de l'association discrète s'ouvrent. Les explications comme souvent en Franc Maçonnerie, vont être d'abord sous forme de parabole. Par la définition, de ce qu'est un Franc Maçon.
Ce langage par parabole, c'est quelque chose qui me gonfle, car c'est l'art et la manière de parler en langue de bois, une forme de langage diplomatique plein de sous-entendus, qui mène obligatoirement au trafic d'influence sans en avoir l'air, à la compromission et à la corruption.
Pierre Benzaquen, assistant grand secrétaire national de la grande Loge nationale de France: 
Être maçon, c'est s'engager volontairement, dans une action de perfectionnement. C'est ça la maçonnerie, c'est d'essayer, par ce cheminement de se parfaire. La maçonnerie c'est aussi, amener à la connaissance, c'est aussi amener les gens au questionnement, c'est aussi amener les gens, à essayer de comprendre, ce qu'ils sont en eux-mêmes, pour essayer de transpirer, cette façon magnifique, que nous avons dans notre philosophie, d'enseigner cette chose-là. Et la chose essentielle, c'est l'altérité. On ne peut pas être homme, si on n'est pas être, si nous ne sommes pas homme, face à l'autre, avec l'autre, pour l'autre.
Que de grandes phrases, à l'image des sectes d'ailleurs, à tel point, qu'à la fin du discours on en bafouille, car j'ai en effet cité les propos, mot à mot de l'intervenant.
Journaliste: 
" Un discours d'idéal à l'opposé des affaires. La Franc Maçonnerie, a simplement pour projet d'améliorer l' homme. Elle remonte au 18ème siècle, et s'inspire des confréries de bâtisseurs de cathédrales. La démarche initiatique, repose sur un rite, et le respect de certains symboles ".
Yves Trestournel, grand secrétaire national de la grande Loge nationale de France: 
" Cette chose est symbolique, la manière, que l'on passe toujours, du bien au mal, du bien au mal, et c'est le chemin de l'initié, c'est celui qui va passer euh, entre les lignes, sur le fil du rasoir. C'est toujours de la petite symbolique, c'est simple ".
Journaliste: 
La Franc Maçonnerie a toujours joué un rôle de lobby. Elle a contribué, à l'établissement de la République, plus tard elle s'est battue pour la séparation de l'Eglise et de l'état. Les francs maçons ont payé leur engagement dans le sang. Ils ont été opprimés, déportés lors de la dernière guerre, et ex-communiés, jusqu'en 1983. Face à la crise actuelle à la grande Loge nationale de France, on minimise les dérives, pour mettre en avant les succès d'hier.
Pierre Benzaquen, assistant grand secrétaire national de la grande Loge nationale de France: 
Au commencement, Dieux créa le ciel et la terre, et la terre était tohu bohu, c'est à dire que dès le début on est dans le chaos. Comment voulez-vous qu'aujourd'hui, on ne le soit pas totalement impliqué. Il y a chez nous des dysfonctionnements, ces dysfonctionnements ce n'est pas l'ensemble de ce que nous, nous voulons construire. Dans ces dysfonctionnements moi je préférerais que l'on parle de choses magnifiques. Les plus grands présidents américains, Washington, Roosevelt, francs maçons. Les plus grands musiciens, Mozart franc maçon. Celui qui a aboli l'esclavage, Chulcher, franc maçon, Lafayette, franc maçon. Donc ces gens-là, est-ce que ce sont des gens qui déméritent. Est-ce que ce sont des gens qui sont dans le dysfonctionnement. Non.
Titre d'un journal qui apparaît lors du reportage:
Citation:
   

 Les maçons de la GLNF vont faire le ménage 

Journaliste: 
La GLNF affirme qu'elle exclut ou suspend les francs maçons impliqués dans des affaires. Reste ce qui pose problème. Le secret de l'appartenance maçonnique, et le serment que doit prêter tout nouvel initié. Un serment, sur la bible, et l'épée, signé par un simulacre de sang.
Le serment:
Citation:
   

Je promets de me soumettre aux lois de la Franc Maçonnerie, et d'obéir, en ce qui concerne ces lois, à ceux qui sont chargés de leur exécution... Si je manque à ces engagements... je consens d'être réputé homme sans foi, sans honneur, et digne du mépris de tous mes frères... 
... Vous devez sceller ici de votre sang l'engagement que vous venez de contracter... 
Consentez-vous qu'il soit répandu pour rendre indissolubles les liens de fraternité qui doivent vous unir à l'Ordre.

Journaliste: 
Ce serment d'entraide, profond. Cette fidélité envers l'Ordre maçonnique et les autres frères, peut permettre à certains, mal intentionnés, de se servir de la structure humaniste, pour y faire des affaires. Protégés par le secret de l'appartenance, il devient difficile de mettre à jour les réseaux affairistes et leur protection. Dans le monde judiciaire, certains considèrent donc qu'il y a un risque. Si un magistrat appartient à une société secrète comme la Franc Maçonnerie, l'impartialité ne serait plus forcément assurée.
Maître Bernard Mery, avocat: 
Un juge qui a prêté serment de fidélité absolu sinon il sort, il est sorti de force, à respecter la loi maçonne, ne peut plus juger maintenant dès lors qu'en face de lui, il a un, une partie qui est maçonne, et une partie qui ne l'est pas. Il est obligé de rendre la justice en faveur de son Frère maçon.
Journaliste: 
L'Italie et l'Angleterre ont franchi le pas. Des registres ont été mis en place, pour que policiers et magistrats francs maçons se déclarent, pour que le principe d'impartialité, soit incontestable. Retour à Nice. En présence des magistrats, et de quelques manifestants, la Garde des Sceaux Élisabeth Guigou, vient inaugurer les locaux innovés du Palais de Justice.
On pouvait lire une pancarte qui disait:
Citation:
   
COMPLOT  JUDICIAIRE  SOUTENU  PAR  LA  FRANC-MAÇONNERIE  NIÇOISE

Journaliste: 
Mais derrière la cérémonie il y a le débat. Élisabeth Guigou va rencontrer les magistrats, pour essayer de mettre à plat les problèmes du palais. Sa visite est attendue autant par Eric de Montgolfier que par les magistrats, visés par les propos du procureur. L'atmosphère est lourde.
Élisabeth Guigou, Garde des Sceaux: 
Et la clarification des objectifs, est un élément absolument indispensable de l'amélioration de la qualité...
Journaliste: 
Élisabeth Guigou va se positionner dans la nuance. Soutien à Eric De Montgolfier dans sa lutte contre les dysfonctionnements, mais pas question d'ouvrir le débat sur la Franc Maçonnerie.
Elisabeth Guigou, Garde des Sceaux: 
Je soutiens l'effort, qui est ici réalisé, par le président du Tribunal M. Expert et par le procureur de la République M. De Montgolfier, pour faire en sorte que, dans la sérénité également, les magistrats de ce Tribunal, qu'ils soient du Siège ou du Parquet, puissent travailler, sur la base de ces règles-là.
Journaliste: 
Est-ce que vous ne pensez pas que la France comme l'Angleterre ou l'Italie, aurait besoin d'un système, plus transparent, en ce qui concerne l'appartenance maçonnique qui est une appartenance secrète, qui entraîne une assistance aux autres, aux autres membres de ce type de, d'association philosophique?
Élisabeth Guigou, Garde des Sceaux: 
Moi je souhaite la transparence pour la justice, je n'ai cessé de le dire au cours de cette journée. Je crois qu'il faut que les procédures soient transparentes, il faut que les méthodes de travail soient transparentes, mais je crois en même temps, que euh la vie privée, est quelque chose qui doit être protégé. Heureusement elle l'est; dans notre législation nous n'avons pas la même tradition que les pays anglo-saxons, et j'aimerais que ça continue ainsi.
Il n'y a pas de transparence de la justice. Pour la vie privée, elle est incompatible avec l'appartenance à une secte dont le serment oblige l'adepte à servir ses frères en priorité selon les termes de leur serment, au détriment des droits du simple citoyen de base. 
L'appartenance à une secte est incompatible avec une fonction de l'état, d'autant que les deux serments sont contradictoires. 
Cela ne pourra pas continuer ainsi, parce que précisément la République se cassera la gueule avant. Il n'y a que les aveugles et les sourds, qui ne voient pas que nous sommes assis sur une poudrière. La presse, ne révèle pas tout, car en effet, lors des vacances scolaires, maintenant dans certaine banlieue, nous avons des guérilla qui éclatent, et nous avons une forme de terrorisme de la justice qui se développe contre les victimes qui veulent faire valoir leur droit. Ce que personne ne révèle, c'est qu'il y a une explosion de dossier qui arrive désormais devant la cour européenne des droits de l'homme pour des violations précisément à l'impartialité. 
L'appartenance à la Franc Maçonnerie est incompatible avec la fonction de magistrat, et on peut faire valoir l'atteinte à la vie privée, puisque le premier serment qui est secret, peut être en opposition avec le serment de magistrat. Il faut choisir son camps, on ne peut pas appartenir au deux à la fois, car à un moment, il y aura violation de l'article 6.
Journaliste: 
Élisabeth Guigou la Garde des Sceaux est repartie, non sans avoir réaffirmé son soutien public à Eric de Montgolfier. La mise en cause d'une Franc Maçonnerie affairiste par le procureur de Nice, si elle n'a eu qu'un écho limité à la chancellerie, a en revanche libéré la parole de nombreux frères, qui ne se retrouvent plus, dans le fonctionnement des obédiences. 
HIRAM, c'est une association de Francs-Maçons. L'objectif: dénoncer sur Internet les dérives et les affairistes en tablier, ceux qu'ils appellent les marchands du temple. Pour HIRAM, il ne faut pas mélanger secret maçonnique et silence complice.
L'adresse du site Internet HIRAM: http://www.chez.com/hiram/
Alain Perrochon, Franc Maçon: 
Lorsque j'entends parler de loi du silence où il faut taire certaine chose, moi je n'appelle plus çà la loi du silence maçonnique, j'appelle ça l'OMERTA. Et là je suis désolé, le code de procédure, le code pénal est suffisamment clair sur ce sujet, euh il faut dénoncer systématiquement et, la loi de l'OMERTA n'a pas à être pratiquée, la Franc Maçonnerie est une association de loi de 1901, elle doit respecter les lois de la République.
Journaliste: 
Alain Perrochon va plus loin. Il pointe du doigt les risques, le danger que pourraient représenter ces associations de mots: justice et Franc Maçonnerie, institution et Franc Maçonnerie, pouvoir et Franc Maçonnerie.
Alain Perrochon, Franc Maçon: 
Si les outils de la Franc Maçonnerie ont été détournés par certains affairistes, parce que la Franc Maçonnerie est une très vieille institution et donc il est facile, elle n'est pas protégée pour çà, il est facile de détourner les outils, je crois que l'ensemble des institutions subit à peu près le même sort. Euh j'en prends pour preuve lorsque l'on voit le nombre de substituts et de procureurs, le nombre de procureurs, le nombre de sous-préfets, le nombre de préfets, euh qui sont Francs Maçons, là je m'inquiète. Euh parce que ces gens-là sont à des postes clés, euh qui doivent justement doivent garantir, préserver nos institutions de tous dérapages éventuels. Si ces gens-là eux-mêmes, euh, ceux qui font partie de la garantie de nos institutions, sont eux-mêmes dans un système entre guillemet affairiste, alors je m'inquiète énormément pour notre République.
Journaliste: 
Cette confusion des genres, nous en avons eu un début de preuve. Nous avons un peu forcé la porte d'une réception, de la grande Loge nationale de France, dans un grand hôtel de la côte d'azur. Face aux dysfonctionnements constatés, on nous a affirmé que le recrutement des nouveaux frères, 10% de plus par an, se faisait avec beaucoup de garantie désormais.
Un Franc Maçon: 
A chaque fois que je fais entrer quelqu'un, je fais faire une enquête par les renseignements généraux. C'est systématique.
Journaliste: 
Comment vous faites ? Quel est votre métier ?
Un Franc Maçon: 
Monsieur ... (nom incompréhensible)
Journaliste: 
Ah d'accord.
Un Franc Maçon: 
Il y a des RG chez nous, c'est tout. C'est pas compliqué. 
Donc automatiquement on sait qui on fait rentrer. 
Le mec quand il rentre, j'ai tout son curriculum vitae.
Journaliste: 
Une curieuse façon, d'utiliser les services de l'état. La dérive affairiste ne serait pas un phénomène récent, au sein de la grande Loge nationale de France. Pierre Bertin, un membre de celle-ci, écrivait à Claude Charbonniaud le grand maître en 1996, pour demander des explications, sur un certain nombres de dossiers, mettant en cause des frères de la GLNF : le Carrefour du Développement, l'affaire Schuller/Maréchal, l'obstination du maire de Cannes, Michel Mouillot.
Citation:
   

- Le krach de Draguignan (50 MF détournés)  
- Les écoutes de la Century (Six arrestations) 
- L'affaire des cliniques de Marseille (meurtre) 
- Le Carrefour du Développement (100 MF de détournement de fonds publics)  
- Le scandale de la GMF (500 MF détournés) 
- Schuller-Maréchal: affaire d'Etat (corruption) 
- Le mort de la caisse des dépôts et consignations (escroquerie et suicide) 
- L'obstination du maire de Cannes : Mouillot (corruption, trafic d'influence)

Journaliste: 
La réponse de l'Ordre ne se fait pas attendre, Pierre Bertin est suspendu de ses fonctions. Même mécanisme pour Alexandre de Yougoslavie, ce Franc Maçon de haut rang veut lui aussi attirer l'attention sur les problèmes de l'obédience, sans succès. Pierre Marion, au sein de l'Ordre est chargé de faire respecter la discipline. Il s'inquiète ouvertement de certains comportements.
Citation:

   

... Je suis revenu sur les agissements du grand secrétaire, le très respectable frère........ 
Son goût permanent de la manipulation, sa confusion entre mondes profanes et maçonniques constitue une offense à l'éthique de l'Ordre notamment à la fraternité. 
.... Sa quête de puissance l'a amené au fil du temps à constituer au sein de l'Ordre, des réseaux personnels qui groupent des frères dont la vertu n'est pas une qualité cardinale; il promeut ses affidés même au mépris d'insuffisances notoires.

Journaliste: 
Pierre Marion n'a jamais été écouté, il a même été écarté. D'autres frères dans le Sud ont décidé de briser leur serment, pour témoigner.
Roger Trinquet, Respectable Frère, ex-trésorier adjoint de la GLNF sur la côte d'azur. 
Vous faites remonter une information en très haut-lieu, elle est étouffée aussitôt. Mais par contre vous n'aurez pas l'occasion de la remonter une deuxième fois.
Journaliste: 
Pourquoi
Roger Trinquet, Respectable Frère: 
Parce que vous serez éjecté.
Journaliste: 
Gérard Badjoli était Vénérable d'une loge. Roger Trinquet, respectable Frère et trésorier-adjoint de la grande Loge nationale de France, dans le sud-est. Aujourd'hui, ces deux hommes ont décidé de s'en remettre à la justice profane, au droit commun, pour que cessent les abus qu'ils dénoncent, ils ont déposé une plainte pour la première fois, dans l'histoire de la Franc Maçonnerie.
Gérard Biagioli, Vénérable Frère, GLNF: 
Alors on ne dépose pas une plainte pour le plaisir de déposer une plainte. Si on la dépose, c'est que vraiment euh, on pense que nous avons atteint un point de non-retour, et que les choses ne peuvent pas aller plus loin, sous peine de renier tout ce à quoi nous croyons, c'est tout. Nous n'avons rien à gagner dans l'histoire si ce n'est pas mal d'embêtements, peut-être des menaces, en tous les cas des tracas, ça c'est certain on s'attend à être embêté. Mon ami et mon Frère Roger a eu sa voiture, toutes les vitres de sa voiture cassées, sa voiture attaquée à coups de tournevis sur la peinture euh, plus tout un tas d'ennuis dans son boulot euh, donc nous ne nous attendons pas à des félicitations de la part des gens que l'on essaye de faire tomber de l'arbre hein, où ils sont bien installés. Mais, si on ne le fait pas, qui le fera et si on ne le fait pas, comment pourrais-je demain me regarder dans la glace, quand je me rase le matin, sans penser que je suis un salop et un dégonflé?
Journaliste: 
C'est leur croyance en une Franc Maçonnerie sincère, qui a poussé, Gérard Bagioli et Roger Trinquet à déposer une plainte, relative à l'utilisation contestable de l'argent des frères.
La GLNF est devenue une vaste pompe à fric, où il faut initier, à tour de bras, parce que c'est de l'argent qui rentre, pour qu'il profite, à ceux qui en ont, pas à ceux qui en ont besoin, à ceux qui le veulent.
Gérard Biagioli, Vénérable Frère, GLNF: 
Ceux qui sont bien placés. Ce que je peux savoir, c'est que quand même la grande majorité des frères sont des gens propres, la grande majorité des frères. Le problème c'est d'avoir les moyens juridiques, et donc les preuves de ce que nous avançons, pour pouvoir faire ce ménage. Et ces preuves, nous les avons.
Journaliste: 
Alors qu'est-ce que vous attendez de la justice? "
Gérard Trinquet: 
" Qu'elle face le ménage. C'est simple. C'est très clair. Le ménage. Qu'on redevienne une obédience sérieuse, qui fasse de la maçonnerie pour ce qu'elle est, mais qu'on ne fasse pas de l'affairisme. C'est tout simple. "
Journaliste: 
Ce sont certainement les déclarations d'Eric De Mongolfier, qui ont incité les frères à sortir de l'ombre. Eric De Montgolfier, le magistrat qui a brisé la loi du silence et osé évoquer librement l'influence trouble de la Franc Maçonnerie d'affaire. Michel Mouillot compte six mises en examen, il en attend une septième. Il a été exclu de la grande Loge nationale de France. En raison de changement de juge, les instructions de ces dossiers sont ralenties, il ne sera pas jugé avant longtemps, il est toujours présumé innocent. Jean-Paul Renard, le juge mis en cause, il a quitté la grande Loge nationale de France pour éviter, dit-il, une chasse aux sorcières. Il n'envisage pas en revanche de quitter Nice. Bernard Mery, l'avocat qui souhaite que les magistrats se dévoilent comme en Italie ou en Angleterre, risque d'être sanctionné par le barreau de Paris, pour avoir évoqué dans un livre, des réseaux maçonniques au sein de la justice.
Alain Perrochon qui a décidé de rompre le serment pour dénoncer les dérives des obédiences, va reprendre une activité maçonnique, au sein d'une Loge sauvage, pour ne s'occuper vraiment que de Franc Maçonnerie. Jean-Pierre Murciano, le juge de Grasse qui a fait chuter Michel Mouillot, était poursuivi devant le conseil supérieur de la magistrature. Il a été très légèrement condamné. Il s'est défendu, en évoquant un complot. Il a décidé de faire appel, et de continuer à se battre. Eric de Mongolfier apporte son soutien à Jean-Pierre Murciano, il est aller le défendre devant le conseil supérieur de la magistrature. A Nice, il a réorganisé son service, et il commence lentement à obtenir des résultats.
Citation:
   
Un reportage d'Envoyé Spécial du 21/04/2000:
Olivier THERON 
Hervé POZZO 
Frédéric CERULLI 
Michel TREILLET 
Pascal MARTIN 
Eric ELBOUKY 
Pascal PERRIN 
Lise FERRE 
Musique: Arnaud GALAND



Bernard Benyamin: 
Olivier THERON, bonsoir. "
Olivier THERON: 
" Bonsoir Bernard. "
Bernard Benyamin: 
Alors il y a une chose qu'on va tout de suite mettre en avant je crois, c'est la participation des Francs-Maçons à ce reportage. " 
 
Olivier THERON: 
Effectivement c'est un reportage, sur la Franc Maçonnerie et pour la Franc Maçonnerie. Nous n'avons pu le faire que grâce à la volonté de certains Francs-Maçons, de briser un petit peu cette loi du silence, pour revendiquer une Franc Maçonnerie sincère, et non pas une Franc Maçonnerie affairiste telle quelle est en train de se développer aujourd'hui. Ce sont des gens qu'il a fallu convaincre pendant longtemps, pour leur faire comprendre qu'aujourd'hui, il faut qu'il témoigne, il faut que le système s'arrête, il faut que les Francs Maçons, affairistes en tablier,sortent de la Franc Maçonnerie pour que la Franc Maçonnerie reste ce qu'elle doit être, c'est à dire une école de pensée, une école de réflexion. "
Bernard Benyamin: 
Ce sont des pratiques qui existent depuis combien de temps sur la côte d'azur? "
Olivier THERON: 
" Eh bien si vous voulez euh, l'affairisme en Franc Maçonnerie c'est un petit peu comme l'affairisme en général. C'est à dire qu'il a vraiment connu son apogée dans les années 80, 90. La Franc Maçonnerie était là, c'était un réseau euh, qui a été très pratique, puisqu'il y avait le secret de l'appartenance, il y avait un serment d'entraide entre les frères, donc certains se sont dits, voilà le véhicule idéal pour faire des affaires et organiser un temps notre impunité. Donc, on peut voir ça, année 80, 90, voilà. "
Bernard Benyamin: 
" Alors dans ce contexte, que peut faire Eric de Mongolfier, le Procureur de la République à Nice? "
Olivier THERON: 
Alors Eric De Montgolfier est arrivé au Tribunal de Grande Instance de Nice en février 99, dans une juridiction sinistrée par les affaires, une mauvaise réputation, etc..., six mois plus tard, il tire, il fait un constat alarmiste, il ne peut plus travailler; là il se retourne un petit peu vers les médias, euh et c'est ce qui a réussi à faire avancer un petit peu les choses; donc aujourd'hui il a réussi à changer certains magistrats, il a réussi à réorganiser un petit peu aussi les services de police avec notamment l'arrivée, d'un nouveau patron de la section financière de la PJ, très au point, très accrocheur sur les dossiers financiers notamment, et mais reste un problème majeur pour Eric De Montgolfier, c'est l'instruction puisque euh, le doyen des juges d'instruction est Jean Paul Renard, la personne dont nous parlons dans le reportage, qui est Franc Maçon, qui a traité des dossiers sensibles, et... "
Bernard Benyamin: 
Qui a décidé de sortir de la Franc Maçonnerie n'est ce pas? "
Olivier THERON: 
Qui a décidé de sortir de la Franc Maçonnerie, pour éviter dit-il une chasse aux sorcières, mais je dirais que le mal est fait parce que, c'est pas tant que ce soit un mauvais magistrat mais le fait même que l'on puisse douter un instant, de son impartialité, si vous voulez, met à bas l'idée même de la justice. "
Bernard Benyamin: 
"C'est que l'on appelle le problème du double serment n'est-ce pas?"
Olivier THERON: 
Effectivement. Donc un magistrat Franc Maçon c'est un, une personne qui a prêté deux serments. Un serment de faire appliquer le droit, et le serment d'entraide avec les autres Francs Maçons. Donc dans un dossier où il y a une partie Franc-Maçonne et une partie qui n'est pas Franc-Maçonne, le magistrat s'il est sincère normalement doit se départir du dossier. Il doit dire non, je ne veux pas juger ce dossier-là. Mais si, s'il ne l'est pas ou s'il considère que son serment maçonnique n'est pas un problème, et bien ça pause un problème de véritable impartialité. L'Italie et l'Angleterre, pour des raisons diverses, l'Italie parce qu'il y a eu la Loge P2, l'Angleterre parce que traditionnellement c'est une terre de Franc Maçonnerie, ont mis en place des registres pour que les Francs-Maçons ou les fonctionnaires de police se dévoilent; en France je crois que ce n'est pas encore d'actualité, j'ai interviewé longuement le Garde des Sceaux et pour l'instant, c'est resté de la vie privée."
Cela ne peut pas rentrer dans le cadre de la vie privée, puisqu'il y a incompatibilité déjà pour commencer entre deux serments. Il serait tout à fait normal qu'en justice une partie demande à l'autre si elle est Franc-Maçonne ainsi qu'au juge, car sinon le jugement rendu ne pourrait que violer l'article 6 de la Convention européenne des Droits de l'homme. Beaucoup de victimes comprendront ainsi pourquoi il ne peuvent gagner leur procès contre les professionnels du bâtiment, comme les architectes et les promoteurs.



En réalité la Franc Maçonnerie est plus étendue qu'on ne le pense. Il existe une organisation secrète dont personne chez les journalistes ou dans le public, n'a entendu parler, et que même les Francs-Maçons en-dessous d'un certain grade ne connaissent pas. Il s'agit du CLIPSAS. Une organisation très secrète, une Franc Maçonnerie internationale, inter-obédience. Elle regroupe des personnalités étrangères notamment et aussi des chefs d'états africains. Un bon nombre de ceux qui ont fait leurs études dans les grandes écoles françaises, sont en poste dans des gouvernements africains, et même président. Les combats qui existent dans certains pays, peuvent avoir pour origine des luttes fratricides inter-obédience en réalité et c'est les populations qui en subissent le contre-coup.
Un site spécialisé sur les sectes, à consulter absolument: 
http://www.ifrance.com/ 
http://www.ifrance.com/Tussier/sectinfo.htm



Reportage de FR3 du 19/05/2001:
A Paris, on organisait un colloque public sur le thème de la dignité humaine, un droit illianélable, à l'origine de cette initiative historique, 5 des principales obédiances maçonniques. C'est en effet la première manifestation de ce genre depuis la naissance de la Franc Maçonnerie, il y a trois siècles. Eclaboussée par de nombreuses affaires, régulièrement mise en cause pour son fonctionnement jugé très opaque, la Fronc Maçonnerie n'est apparemment plus le laboratoire d'idées, qu'elle était il y encore quelques années.
" L'heure est désormais venu de passer de la materniuté accidentelle à la maternité consciente et responsable ". 1967, après un long combat, les femmes obtiennent enfin le droit à la contraception. C'est la loi Nevirtz. Pierre Simon alors ginécologue et cofondateur du planing familiale, a participé à l'élaboration de cette loi. C'est ici dans ces murs qu'une partie du texte a été rédigé, la Grande Loge de France. 30 ans plus tard son ancien Grand Maître, le même Pierre Simon, nous ouvre la porte du temple N°9, où lui et ses frères plenchaient à l'époque sur le droit des femmes.
Pierre Simon, ex-Grand Maître de la Grande Loge: 
La loi Nevirtz vous la prenez, vous prenez la partie centrale, c'est un morceau de réflexion ou on ne parle ni de ticket rénumérateur, distributeur et machin, ce n'est pas notre problème, ça c'est de l'intendance.
Journaliste: 
Toute cette partie centrale, vous en êtes un peu à l'origine.
Pierre Simon, ex-Grand Maître de la Grande Loge: 
Oui, mes frères et moi.
Journaliste: 
Pensé dans le secret des loges, agir à l'extérieur des loges, tel est le devoir du Franc Maçon, tel est son influence depuis le 18ème siècle.
Pierre Simon, ex-Grand Maître de la Grande Loge: 
Pour le Franc Maçon le monde est une structure qui se construit tous les jours.
Cette révélation est intéressante et surtout très grave, car on nous avoue implicitement que cette organisation construit une structure mais dans quel but, infiltrer les institutions. C'est précisément ce que l'on reproche à la Scientologie. Quant aux lois, elles n'ont pas à être faites dans des temples. Les députés sont là pour faire les lois au nom du peuple car ils sont élus par le peuple. Ce n'est pas le cas des Francs Maçons, et c'est une violation de la constitution et de la République. Les Francs Maçons n'ont jamais été élus par le peuple, alors qu'est ce que c'est que ce cirque. Si pour les droits de la femme ils avaient raison, on peut se demander par contre, si pour certaines lois, elles ne sont pas une violation de la constitution. A partir du moment où elles proviennent de temples où c'est l'affairisme qui est prioritaire au service de puissants lobbyings industriels et non pas des populations, ces lois devraient être caduques. Si quelqu'un vient m'écrire que j'ai tort, alors là, c'est qu'il cautionne la violation de la République. Il y a un autre point à soulever. Aucun signe particulier franc Maçon ne devrait exister sur les documents officiels ou même les jugements venant de tribunaux, ce qui n'est pas la cas. Que la presse enquête sur ces autres anomalies, ainsi que sur la présence de symboles dans les palais de justice comme celui de Paris et autres bâtiments officiels.
Journaliste: 
Une symbolique que d'autres frères jugent dévoyée.
Pierre Bertin, membre de la Gronde Loge Nationale de France: 
J'ai bien peur que tout nos signes et toutes nos paroles soient devenues des simagrées. Car si des gens viennent en Maçonnerie pour faire des affires, ils n'ont pas besoin de ça.
Franc Maçon de puis 30 ans, Pierre Bertin est un des premiers à briser la loi du silence, car depuis quelques années, des frères sont impliqués dans de nombreux scandales, la MNEF, l'affaire Dumas, ELF, l'affaire Sirven. La dérive affairiste touche les cinq obédiences, mais plus encore la Grande Loge Nationale Française et ses 27.000 membres. Dans une lettre incendiaire à ses frères, Pierre Bertin parle de déshonneur.
Pierre Bertin, membre de la Gronde Loge Nationale de France: 
Je suis malheureusement sûr que beaucoup de membres, car je ne peux pas les traiter de frères de la GLNF, aient trempé dans ces saletés.
Journaliste: 
Est-ce qu'ils ont été exclu aujourd'hui ?
Pierre Bertin, membre de la Grande Loge Nationale de France: 
Non, enfin trop peu. Et en tout cas, ça n'a pas incité les autres à rester tranquille.
Ce qu'on ne dit pas, c'est que dans les obédiences on vire plus facilement, ceux qui dénoncent l'affairisme et la corruption. D'ailleurs si celle-ci a autant progressé, c'est parce que toutes les plus hauts notables de toutes ces loges occultes cautionnent les malversations, et on en a la preuve à travers toutes les plus grosses affaires. 
La presse reproche à la Scientologie d'exercer des pressions et autres menaces, mais la Franc Maconnerie ne procède pas différemment. Elle utilise exactement les mêmes méthodes. Je tiens tout de suite à prévenir que si mes propos déplaisent, je dispose des bandes vidéo de ces journaux télévisés dans lesquelles des témoins s'expriment, cela au cas où.
Au Grand Orient, la première obédience de France, 37 membres ont été exclus ou suspendus. Le plus connu d'entre eux, Roland Duams, suspendu en décembre dernier. Cette sanction a été demandée trois fois avant d'être exécutée. Le Grand Maître Alain Bauher annonce un grand ménage, mais il en fixe les limites, la justice maçonnique doit passer, mais après la justice républicaine.
Alain Bauher, Grand Maître du Grand Orient: 
Je crois savoir si vous avez lu votre code pénal que la mise en examen de qui que ce soit d'ailleurs, n'était qu'une simple accusation dans le stricte recpect de la présomption d'innocence, je crois. Pour notre part nous suspendons, nous excluons et nous radions ceux qui sont non seulement mis en examen, ce qui est un début mais qui n'est pas une fin, mais renvoyé devant un tribunal ou condamné de manière mais au moin une fois.
Pour ce qui est de la justice, le Grand Maître oublie de préciser que les Président de tribunaux ou de Chambre de Commerce sont généralement Francs Maçons, et le serment d'entre aide leur interdit de condamner un autre frère, ce qui permet à la corruption de progresser encore plus vite dans ce pays. Puisque la Franc Maçonnerie est aussi puissante, la corruption aurait du diminuer en France et dans le monde, ore celle-ci progresse. Conclusion, la Franc Maçonnerie cautionne la corruption. Tant que la liste de leurs membres ne sera pas publiée, comme cela a été fait à l'étranger, la suspicion existera. Si les loges ne veulent pas le faire, c'est qu'elles ont des choses à se reprocher.
Par leur réflexion les Francs Maçons ont contribué à faire évoluer la société. Mais beaucoup craignent que l'initiation philosophique ne soit plus qu'un passeport vers le monde su pouvoir et des affaires. D'autant qu'avec 120.000 membres aujourd'hui, soit la population de Villeurban, la Franc Maçonnerie n'a jamais été aussi puissante.



06/06/2001, TF1, PPDA: 
Un doyen des juges arrêté dans le cadre d'une enquête sur le piratage des fichiers de casiers judiciaires au profit de la Grande Loge Nationale de France.
Peu après son arrivée au tribunal de Nice, le Procureur de Montgolfier a la réputation pugnace et intègre, lui qui avait fait condamner Bernard Tapi, avait prévenu haut et fort qu'il n'accepterait pas ce qu'il constatait, des influences et des réseaux douteux, et des dossiers qui disparaissent.
Octobre 1999, Procureur de Mongolfier: 
J'ai déjà aperçu des réseaux traverser la justice, mais avec la force que l'on décrit ici, jamais. Il est clair qu'un certain nombre de chose se passe ainsi, et que la puissance des réseaux occultes ici est forte, et je m'en inquiète quasiment au quotidien.
Visant clairement la Franc Maçonnerie, il montait alerter le Garde des Sceaux à Paris et demander son appui. Peu après une première affaire éclatait, un policier avait piraté des fichiers informatiques de police, pour renseigner la Grande Loge Nationale de France, sur des personnes qui faisaient acte de candidature. Le fonctionnaire ainsi que le Grand Maître provincial, avaient été mis en examen. Aujourd'hui fait rare, c'est au tribunal même que le Procureur enquête. Depuis ce matin le doyen des juges, Jean-Paul Renard est interrogé en garde à vue par la gendarmerie. Deux perquisition chez lui et à son cabinet de justice ont eu lieu, le procureur De Montgolfier le soupçonne d'avoir utilisé au moins 30 fois le fichier judiciaire confidentiel, pour avoir des informations sur les candidats à sa loge. Un huissier de justice est également en garde à vue pour cette nouvelle affaire de piratage.
Un procureur qui place un juge en garde à vue, c'est une première, J-P Berthet: 
Ah je crois bien, et un juge d'instruction en garde à vue, je pourrait dire aussi que c'est un peu l'histoire de l'arroseur qui est arrosé. A plus forte raison quand il s'agit du doyen du juge d'instruction qui a un rôle central dans son tribunal. Il y a des questions brûlantes qui vont surgir, un juge peut-il comme n'importe quel citoyen appartenir à une loge maçonnique ? Qu'en est-il dans ce cas là de son indépendance et de son obligation de secret ? Sur la côte d'azure plus qu'ailleurs, y a-t-il des magistrats sous influence, notamment lorsqu'ils sont en poste depuis longtemps ? Bien sûr, le juge Jean Paul Renard n'est qu'en garde à vue pour le moment et présumé innocent, au même titre qu'un justiciable ordinaire, mais ce qui est spectaculaire ce soir c'est que le procureur de Nice, le Procureur de Montgolfier, a osé, il a osé s'attaquer à plus puissant que lui ou peut être au moins aussi puissant que lui, dans son propre palais de justice, et sans aucun doute ça va faire des vagues sur la côte d'azure et dans toute la magistrature française.
Mais qu'est ce que c'est que ce merdier, la Franc Maçonnerie n'a pas a être plus puissant qu'un juge. Ses membres doivent respecter les lois françaises. On a une constitution ou on est dans une République bananière ? Finalement tout le monde constate qu'en France les grands groupes ne sont jamais ou trop faiblement condamnés. Forcément, le plus souvent leurs patrons font parti de la Franc Maçonnerie et se tapent la clochent avec les politiques. De plus les membres de ce qu'on appelle les grands ordres de diverses institutions, font aussi parti de la Franc Maçonnerie. Le résultat il est le suivant, avec le serment d'entraide il n'y pas plus de justice en France pour le simple citoyen. Je suis certain que si on faisait une commission d'enquête pour voir qui a bénéficié de jurisprudence ou de vice de procédure dans certaines affaires, ou de jugement de complaisance on ferait un drôle de constat, alors on peut venir nous parler de la Convention Européenne des Droits de l'Homme. Mais pour ça, rassurez-vous, il n'y aura la non plus aucune enquête. Quant aux institution européenne, ceux qui doivent faire respecter les Droits de l'Homme, j'aimerais bien que là aussi on fasse une petite enquête. Il serait intéressant de faire une enquête pour voir le nombre de dossiers classés. Il ne doit pas y avoir de symboles Francs Maçons dans nos administrations. Il n'y a pas a avoir de symboles ou signes de reconnaissance dans les documents juridiques. C'est illégal, et le premier crétin qui vient m'affirmer le contraire, je le retourne vers la constitution française et certains articles de la CEDH, bien qu'une élite mafieuse s'assoit dessus. Mais ça déjà tout le monde le sait, et c'est pour ça que tout le monde en a marre d'aller voter. De toute façon, tant qu'il n'y aura pas un parti politique en France qui voudra faire le ménage, il y aura de moins en moins de votants et de plus en plus de délinquance.






 
Retour au SOMMAIRE du CHAPITRE.
Retour au SOMMAIRE du SITE.
Retour au PLAN du SITE.
Adresse du site 
Ancienne adresse
http://membres.lycos.fr/corruptn/06.htm 
http://www.multimania.com/corruptn/06.htm
Adresse e-mailscandalecorruption@hotmail.com
Nom du site: Scandale Français

 
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MessagePosté le: Dim 26 Fév - 19:45 (2012)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Dim 26 Fév - 19:53 (2012)    Sujet du message: IL Y EN A QUI S'AMUSENT BIEN Répondre en citant

Le Siècle
ORGANISATIONS
DES MAITRES DU MONDE 


Le Siècle 
  
"Le Siècle" est un "club de réflexion" (ou "think tank") qui réunit les membres les plus puissants et influents de la classe dirigeante française. On y retrouve des politiciens de droite et de gauche, les patrons des plus grandes entreprises françaises, des journalistes de premier plan dans les médias qui "font l'opinion", et quelques universitaires. Le Siècle compte un peu plus de 500 membres choisis par cooptation, auquels s'ajoutent 200 invités renouvelés chaque année.
Une fois par mois, les membres du Siècle se réunissent au très sélect Automobile Club de France, place de la Concorde. De 20h à 21h, un apéritif permet de choisir librement ses interlocuteurs. A 21h vient l'heure du dîner. Les convives sont placés par groupes de 7 ou 8 autour d'un chef de table qui veille à organiser le débat et à éviter les apartés. Le repas se termine à 22h45. Ceux qui le souhaitent peuvent prolonger la soirée au bar.
Sur Canal Plus, les "Guignols de l'info" ont fait allusion au Siècle, avec une séquence où une organisation nommée "Le Spectre" gouverne secrètement la France. Dans une mise en scène à la manière de James Bond - "Octopussy" ou de la série TV "Le Prisonnier", on y voit des personnalités médiatiques et politiques obéir servilement aux ordres du "n°1" de l'organisation, incarné par la marionnette d'Ernest Antoine Seillière.
 
Zoom sur quelques membres du Siècle

Philippe Jaffré
Né en 1945. Enarque. Fils d'Yves-Frédéric Jaffré, conseiller de Pierre Laval. Frère de Jérôme Jaffré, administrateur de la Sofres (l'un des principaux instituts de sondages en France). Conseiller de René Monory en 1979, dans le gouvernement de Raymond Barre et sous la présidence de Valéry Giscard d'Estaing. Chef de service au ministère de l'économie et des Finances (1986). Il fut, avec Jacques Friedmann, l'un des principaux artisans des privatisations de 1987. Il présida ensuite plusieures filiales du Crédit agricole jusqu'en 1991. Pdg d'Elf-Aquitaine de 1993, jusqu'à la fusion de Elf avec Total. Il fut alors connu du grand public à cause de la fabuleuse indemnité de départ qu'il empocha en stock options. Il fut également administrateur de nombreuses sociétés dont la Banco Ambrosiano (la banque impliquée dans le scandale de la Loge P2 en Italie). Il est également membre du Groupe de Bilderberg.

Bertrand Collomb
Né en 1942. Polytechnicien. Conseiller ministériel auprès d'Alain Peyrefitte (1973-74) et René Haby (1974-75). Pdg du groupe Lafarge, administrateur de diverses sociétés dont Unilever, Canadian Imperial Bank of Commerce, Crédit commercial de France (CCF), et Crédit local de France. Administrateur d'Aspen-France. Membre du Groupe de Bilderberg, et du World Economic Forum de Davos. Il est aussi membre d'Entreprise et Cité, un autre "club de réflexion" qui rassemble des grands patrons français.

André Lévy-Lang
Né en 1937. Polytechnicien. Ingénieur puis directeur de filiales chez Schlumberger de 1962 à 1974. Pdg de Paribas de 1990 jusqu'à sa fusion en 1999 avec la BNP. Administrateur de diverses sociétés dont Athena, Schlumberger, les AGF. Il a été mis en examen, en 1995, dans l'affaire des Ciments français et s'est maintenu grâce au soutien de Claude Bébéar (également membre et fondateur de Entreprise et Cité). Président de la Commission des finances du CNPF (ou MEDEF) de 1988 à 1997. Membre duGroupe de Bilderberg et président de l'Association des amis français du Groupe de Bilderberg.

Michel Pébereau
Né en 1942. Polytechnicien. Inspecteur général des finances. Ancien élève de l'école Polytechnique et de l'ENA. Conseiller auprès de Valéry Giscard d'Estaing entre 1970 et 1974, lorsque celui-ci était ministre des Finance de Georges Pompidou. Conseiller de René Monory de 1978 à 1981. Président du Crédit Commercial de France (CCF) de 1987 à 1993, puis président d'Axa. Il est aujourd'hui président de la BNP. Administrateur de diverses sociétés dont Lafarge, Saint-Gobain, UAP, et les Galeries Lafayette. Ancien membre de la Commission économique du MEDEF (l'organisation des patrons français). Egalement membre d'Entreprise et Cité.

Pierre Bilger
Né en 1934. Enarque. Inspecteur des finances. Conseiller de plusieurs ministres pendant la présidence de Valery Giscard d'Estaing: auprès de Jean-Pierre Fourcade de 1974 à 1976, de Michel Durafour en 1976, de Robert Boulin en 1977, et enfin, directeur de cabinet de Maurice Papon (alors ministre de Giscard) de 1978 à 1981. Directeur de l'Administration centrale au ministère de l'Économie et des Finances de 1982 à 1986, sous les gouvernements socialistes de Pierre Maurois et Laurent Fabius. Il fut ensuite président d'Alsthom.


 
D'autres membres du Siècle...

Gérard Worms  président de la banque Rothschild, administrateur de la Société générale de Belgique (une banque présidée par Etienne Davignon, un membre éminent du Groupe de Bilderberg ).
Ernest-Antoine Seillière  président du MEDEF, président des holdings Wendel Investissement et CGIP. membre du Groupe de Bilderberg.
Jean-Claude Trichet  président de la Banque Centrale Européenne, ancien gouverneur de la Banque de France, membre du Groupe de Bilderberg et de l'IFRI.
Pascal Lamy  Directeur de l'OMC (Organisation mondiale du Commerce), ex Commissaire européen au commerce, membre du Groupe de Bilderberg, membre de la branche Europe de la RAND Corporation.
Jean Peyrelevade  président du Crédit Lyonnais
Jean-Yves Haberer  ex-président du Crédit Lyonnais
Daniel Bouton  président de la Société Générale
Claude Bébéar  ex-président d'Axa
Louis Schweitzer  président de Renault, membre du Groupe de Bilderberg, de l'IFRI, et du Forum de Davos
Michel Bon  ex-président de France Telecom
Alain de Pouzilhac  président d'Havas (groupe de médias et de publicité)
Maurice Levy  président du groupe Publicis
Édouard de Rothschild banquier, homme d'affaires, principal actionaire du journal Libération
Louis Gallois  président de la SNCF
Antoine Guichard  PDG du groupe Casino
Jean-Marie Messier  ex PDG de Vivendi
Martine Aubry  membre du Parti Socialiste, ministre dans plusieurs gouvernements socialistes successifs
Olivier Schrameck  directeur de cabinet du premier ministre Lionel Jospin de 1997 à 2002
Lionel Jospin  membre du Parti Socialiste, premier ministre de 1997 à 2002
Dominique Strauss-Kahn  membre du Parti Socialiste, ancien ministre des Finances de Lionel Jospin. Membre du Groupe de Bilderberg.
Hubert Vedrine, membre du Parti Socialiste, ancien ministre des Affaires étrangères de Lionel Jospin, ancien Secrétaire Général de l'Elysée sous François Mitterrand. Membre du Groupe de Bilderberg et de l'IFRI.
Jean-Pierre Chevènement, membre du Parti Socialiste, ministre dans plusieurs gouvernements
Laurent Fabius, membre du Parti Socialiste, ex premier ministre, ex ministre des finances
Elisabeth Guigou, membre du Parti Socialiste, ministre dans plusieurs gouvernements
Bernard Kouchner  membre du Parti Socialiste, ministre dans plusieurs gouvernements de gauche et de droite, membre du Groupe de Bilderberg
Nicolas Sarkozy  leader de l'UMP (principal parti de droite), ministre des finances et de l'intérieur
Rachida Dati ministre UMP de la justice
Alain Minc  consultant, conseiller auprès de plusieurs grands chefs d'entreprises et ministres
Jean-Pierre Raffarin  membre de l'UMP, premier ministre de 2002 à 2005
Thierry Breton  ex-PDG de France Telecom, ministre UMP des finances de 2005 à 2007
Jean-François Copé  ex-ministre UMP du budget
Corinne Lepage  ancienne ministre de l'environnement
Nicole Notat  secrétaire général du syndicat CFDT de 1992 à 2002
Renaud Denoix de Saint Marc membre du Conseil constitutionnel, ex vice-président du Conseil d'état
Christian Noyer  président de la Banque de France, ex directeur de cabinet d'Edouard Balladur, puis d'Edmond Alphandéry et de Jean Arthuis au ministère des finances
Richard Decoings directeur de l'Institut d'études politiques de Paris
Anne-Marie Couderc  député UMP et directrice générale du groupe de médias Hachette-Filipacchi
Teresa Cremisi PDG du groupe d'édition Flammarion, ex n°2 des éditions Gallimard
Odile Jacob  présidente des éditions Odile Jacob
Michèle Cotta  ex-directrice générale de France 2, et ex-directrice du service politique de France 2
Anne Sinclair  journaliste, productrice TV
Franz-Olivier Giesbert  ex directeur général du Figaro, présentateur de l'émission "Culture et Dépendances" sur France 3
Jean-Marie Colombani  directeur du journal Le Monde
Denis Jeambar  directeur des éditions du Seuil, ex directeur et éditorialiste du magazine L'Express, ex directeur général d'Europe 1
Claude Imbert  ex directeur général et éditorialiste du magazine Le Point
Patrick Poivre d'Arvor  journaliste, présentateur du journal télévisé de 20h sur TF1
David Pujadas  journaliste, présentateur du journal télévisé de 20h sur France 2
Marc Tessier ancien président de France Télévisions
Serge July ex-directeur du journal Libération
Laurent Joffrin directeur du journal Libération, ex directeur du Nouvel Observateur
Emmanuel Chain journaliste, ex présentateur de l'émission économique "Capital" sur M6
...




 

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MessagePosté le: Dim 26 Fév - 21:02 (2012)    Sujet du message: IL Y EN A QUI S'AMUSENT BIEN Répondre en citant

Citation:
Citation:
[/tr][tr][/tr][/table]LE SCANDALE DU VACCIN HEPATITE B
[table cellpadding="10" cellspacing="2" border="1" width="550"][tr]
L'ombre du sang contaminé:
 
Après l'Église, après le scientisme, voici le temps de la vérité scientifique dictée par le droit. »

Bernard Rouveix, Didier Sicard,

pharmacologue et chef de service à l'hôpital Cochin, à propos du jugement de Nanterre, Le Monde du 13 juin 1998.

Le 9 juin 1998, la nouvelle fait l'effet d'une bombe chez les victimes du vaccin et d'une douche froide pour les laboratoires. Le tribunal de Nanterre condamne la firme SKB à verser des indemnités provisionnelles de 50 000 et 80 000 francs à deux victimes du vaccin atteintes de sclérose en plaques et de cécité. Les juges ont, pour la première fois en France et dans le monde, admis la responsabilité du vaccin.

Dans leurs attendus, les magistrats admettent l'existence d'un « faisceau d'éléments permettant de conclure avec certitude que la vaccination a été l'élément déclencheur de la maladie ». Un an plus tôt, le même tribunal, présidé par le juge Garcin, avait rendu un jugement similaire pour le même vaccin mais pour une maladie nerveuse moins courante, un syndrome de GuillainBarré.

Point commun à toutes ces affaires : elles ont été gagnées par une avocate de Franconville, Me Gisèle Mor, une blonde menue, peu connue du grand public mais redoutée par les firmes pharmaceutiques et le corps médical. C'est elle qui a déposé la première plainte dans l'affaire des hormones de croissance, ces substances prélevées sur des cadavres par l'Institut Pasteur et qui ont contaminé des centaines d'enfants avec la maladie de Creutzfeldt Jakob.

Spécialiste en droit des victimes, elle a attaqué là où les laboratoires ne l'attendaient pas : la sécurité du consommateur. Elle se fonde sur des directives européennes et sur le code de la consommation qui prévoient une obligation de sécurité par un industriel dans la commercialisation d'un produit aux consommateurs. « Dans ce genre de dossier, il faut travailler les aspects techniques, explique-t-elle. Être larmoyant n'est pas la meilleure tactique pour remporter la partie. » Cette méthode à l'américaine, qui délaisse les effets de manche pour la rigueur des arguments, est de plus en plus pratiquée par les spécialistes des scandales sanitaires. Pour le sang contaminé, Me Honnorat, avocat des victimes, travaillait de la même façon. Me Fan pour les hormones de croissance aussi.

Le jugement de Nanterre marque le premier tournant important dans l'affaire du vaccin. Aussitôt, les magistrats prennent de plein fouet les remontrances de la communauté médicale comment des nonmédecins ont-ils pu trancher alors qu'aucune étude épidémiologique n'a rendu le vaccin responsable ?

Le Monde du 13 juin 1998 publie une attaque virulente de deux mandarins : « Il est grave de voir une justice devenir dogmatique, triomphante, suffisante, préférant ses convictions aux données scientifiques (...) c'est un retour à l'obscurantisme. » Les professeurs Rouveix et Sicard, futur président du Comité national d'éthique, chef de service à l'hôpital Cochin, fustigent « la vérité des juges ». « Après l'Église, après le scientisme, voici le temps de la vérité scientifique dictée par le droit », écrivent-ils sans un mot de compassion pour les deux plaignantes ni pour tous ceux qui attendent aux portillons de la justice. La diatribe est néanmoins révélatrice des inquiétudes du corps médical face au pouvoir grandissant des juges et rappelle étrangement celles de la classe politique dans les affaires financières.

Le coup de gueule aurait pu en rester là. Il se trouve que le professeur Rouveix, l'un des deux signataires, avait été nommé, cinq mois plus tôt, expert dans une procédure au civil opposant une malade atteinte de sclérose en plaques aux laboratoires SKB. Indignés par sa tribune, Francine Delgado et son mari demandent immédiatement la récusation du médecin pamphlétaire. « C'est clair, on voyait tout de suite où allaient les préférences de ce monsieur », explique Hector Delgado.

Le 20 octobre suivant, le tribunal de Paris retire au professeur Rouveix sa mission d'expertise en arguant que son opinion « apparaît déjà établie etque par cette prise de position publique et le caractère polémique de l'article, le professeur Rouveix a renoncé à pouvoir valablement assurer en toute sérénité et absolue impartialité sa mission ».


Des experts hors contrôle


Cette décision pose le problème de l'expertise médicale. Au civil et au pénal, l'expert est censé fournir un avis objectif, indépendant des deux parties, le plus fouillé possible sur les aspects techniques. Voilà pour la théorie. En pratique, on ne compte plus le nombre de dossiers où les expertises présentent des dysfonctionnements. Me Jeanne Collard' livre un autre état des lieux : corporatisme, dossiers bâclés, parti pris envers les plaignants... Rien n'est épargné aux victimes d'accidents médicaux.

Bien entendu, tous les experts ne sont pas défaillants, mais il n'empêche que les exemples ont tendance à se multiplier. Dans l'affaire des hormones de croissance, Jeanne Goerian, la mère d'un enfant mort, a dû attendre deux ans pour une expertise

« Le médecin arguait d'une chute de cheval pour ne pas rendre sa mission, et le juge a dû menacer d'envoyer les forces de l'ordre pour réclamer l'expertise, qui de toute façon a dû être refaite. Et ce n'est pas fini. Dernièrement, l'expert en chef a, semble-t-il, mal résumé l'opinion de ses confrères. C'est ahurissant. »

Dans l'affaire du vaccin, nombre d'incidents troublants émaillent les dossiers. L'exemple le plus
flagrant a été fourni par la cour d'appel de Versailles suite au jugement en première instance de Nanterre que nous venons d'évoquer. Le laboratoire ayant fait appel, la cour nomma le professeur Rouzioux, ancien directeur de Pasteur-Mérieux pour le vaccin hépatite B ! Un expert qui, quand il était en poste dans la firme, écrivait à l'Agence du médicament pour se plaindre du tapage fait par les victimes dans L'Impatient, stigmatisant « l'exploitation dramatisée de cas anecdotiques relatés par des patients ». Certes, ce médecin a été dessaisi par la suite, mais cet exemple montre que les tribunaux désignent leurs experts sans connaître leurs liens ni les conflits d'intérêts avec les parties en cause.

L'indépendance des experts n'est pas le seul obstacle. Certains médecins rendent des rapports lapidaires, se contentant de s'abriter derrière l'absence de résultats d'études épidémiologiques pour trancher. Une rapide consultation de bibliographie, une lecture d'un colloque favorable au vaccin, un parcours du dossier du malade, et par ici les 11 000 francs d'expertise pour... quatre pages ! À l'inverse, d'autres spécialistes explorent toutes les hypothèses et rendent des rapports beaucoup plus fouillés, qui ne vont pas nécessairement dans le sens des victimes, mais au moins ontils effectué leur mission correctement.


La justice aime les laboratoires


Cent cinquante procédures sont actuellement en attente devant les tribunaux civils contre les laboratoires et moins d'une dizaine contre les médecins qui ont vacciné. Les victimes n'ont jamais cherché à créer des ennuis à leurs médecins, une nuance capitale qui contredit une désinformation répandue sur une pseudo-dérive à l'américaine.

Contrairement aux États-Unis, en revanche, mieux vaut ne pas subir d'effets secondaires graves d'un médicament ou d'un vaccin en France. Les victimes qui se lancent dans une procédure judiciaire se trouvent plongées dans un univers schizophrène. D'un côté, l'Etat qui enregistre chaque année des milliers de déclarations d'effets secondaires graves, de l'autre des laboratoires qui ne reconnaissent jamais leur responsabilité en cas d'accident avec leur produit.

L'État répertorie en effet chaque année, via l'Afssaps, des milliers de déclarations d'effets secondaires graves liés à l'absorption de médicaments. Ainsi, en 1998, 7 596 cas sérieux lui ont été notifiés, spécialité par spécialité. En réalité, des études montrent qu'il en existe dix fois plus 2. Le Vidal, le dictionnaire des médicaments, recense pour chaque produit les effets néfastes et les contre-indications. Ce qui ne signifie pas, pour autant, que le médicament soit responsable des maladies provoquées.

Quel que soit le produit en cause - vaccin ou médicament -, les tribunaux exigent que le plaignant apporte la preuve d'un lien de causalité « certain », ce qui est quasi impossible dans la pratique. Il a fallu plus de cinquante ans pour que des études montrent que le tabac pouvait causer des cancers du poumon. Alors que dire en matière de médicaments !
Les plaignants peuvent se ruiner en expertises, les fabricants apportent des liasses de statistiques qui les exonèrent de toute responsabilité. Quand bien même l'État retire un médicament du marché en raison de dangers graves, les plaignants ne parviennent pas à obtenir une compensation. Prenons le cas d'un médicament coupe-faim vendu à des millions de comprimés, pendant des années, en France, puis interdit de vente en raison de risque d'hypertension artérielle pulmonaire, une maladie potentiellement mortelle qui nécessite une double greffe des poumons. Une victime, dont l'espérance de vie a été estimée à dix ans, se débat dans une procédure au civil pour obtenir une indemnisation, dont au mieux elle profitera un ou deux ans. En dépit d'expertises favorables, d'une série de publications médicales de haut niveau positives, elle attend toujours son jugement depuis cinq ans. De l'autre côté de l'Atlantique, pour le même médicament, plusieurs juges ont alloué, en à peine trois ans de procédure, des réparations allant de 10 à 30 millions de francs par malade, obligeant la firme pharmaceutique à proposer aux associations de malades une enveloppe de 25 milliards de francs pour apurer le « contentieux ».

Dans le cadre du vaccin hépatite B, près de cent cinquante malades ont lancé des actions au civil contre les deux fabricants. Le civil permet d'obtenir une réparation financière alors que le pénal s'attache à trouver des coupables. Trois victimes ont obtenu un jugement favorable en première instance mais ces décisions ont toutes été frappées d'appel, autant dire qu'elles attendent encore répa-ration. « Avec un peu de chance, j'aurai peut-être un jugement avant d'être clouée sur une chaise roulante », ironise Armelle, sclérosée en plaques depuis 1994, qui a déposé plainte en 1996 et se débat encore d'expertise en contre-expertise en l'an 2000 sous prétexte que les études épidémiologiques ne tranchent pas.

Un homme a pourtant osé exprimer dans Libération ce qu'une partie de la communauté médicale pense tout bas: le professeur Bernard Bégaud, viceprésident de la commission nationale de pharmacovigilance, directeur du centre de Bordeaux qui a coordonné les études sur le vaccin. Expert international, il est aussi l'un des pères du système actuel de pharmacovigilance. « Quand j'entends dire qu'il n'y a aucun risque avec ce vaccin, c'est grotesque », a-t-il déclaré. Lors d'un entretien dans le cadre de ce livre, il précise qu'« il faut faire la distinction entre un lien de causalité sur le plan individuel et sur une population. Pour un individu qui présente des signes cliniques suggestifs, qui ressent les mêmes effets après une réadministration du vaccin dans un délai court, et dont on a éliminé toute autre cause possible, on peut affirmer avec une quasi-certitude une imputabilité *
* Chaque cas d'effet indésirable recensé est noté par rapport à une table complexe de références d'imputabilité. L'imputabilité intrinsèque repose sur deux critères : la chronologie et la sémiologie (facteurs favorisants). Plus le chiffre est élevé, plus le lien de causalité est probable. C 0, aucun rapport, C 3, lien vraisemblable. L'imputabilité extrinsèque consiste à relever si la pathologie est reconnue dans la littérature médicale mondiale. B 0, effet nouveau, B 3, effet notoire. Dans le cas du vaccin, beaucoup de dossiers ont des C 3 et B 3.
, même si les études épidémiologiques ne révèlent rien de significatif En revanche, pour une population, il est très difficile de mesurer un risque s'il ne touche qu'une minorité, il faut une puissance statistique considérable. Les citoyens doivent faire preuve de maturité et accepter que tout médicament comporte un risque, même faible. Encore faut-il qu'ils soient correctement informés ainsi que leurs médecins, ce qui n'a pas été le cas pour le vaccin. Il faut évaluer soigneusement les bénéfices et le risque. Pour un adulte sans risque particulier, avec un rappel tous les cinq ans, le risque théorique du vaccin peut être supérieur à celui du virus. »
 
Si les dossiers traînent au civil, que dire du pénal ! Au cours d'autres enquêtes dans des affaires de santé - amiante, sang contaminé, hormones de croissance... -,les feuilletons juridiques se sont étirés à l'infini. On se demande quand les victimes verront le bout de leur calvaire : auditions des témoins, mises en examen, extension de saisine, aller et retour avec le parquet, pourvois, renvois, lancement et retour de commissions rogatoires, qualification des délits, acte d'accusation... Le plaignant est vite submergé. La seule chose qu'il comprenne est la lenteur désespérante dont il est victime.

 
Le vaccin au pénal, ce sont cinq plaintes liées pour la plupart à des décès d'enfants et d'adolescents et de deux adultes. Les groupes de malades ne peuvent pas déposer une plainte globale, le système français offre cette particularité qu'une association ne peut se porter partie civile si elle a moins de cinq ans d'existence ! 
Les plaintes sont pour la plupart instruites par le juge MarieOdile Bertella-Geffroy, du tribunal de Paris. Elle a déjà instruit les affaires du sang contaminé et des hormones de croissance. Elle est à l'origine de la mise en examen d'une ribambelle de sommités et de conseillers ministériels. Une dure à cuire, souvent en conflit avec le parquet, et qui ne lâche pas un dossier avant de l'avoir disséqué. Seulement, elle travaille seule et dispose de moyens dérisoires. Résultat : ses instructions prennent des années.
Il suffit de rentrer dans son bureau, le numéro 62 au deuxième étage du Palais de justice, pour comprendre d'un coup d'oeil les faiblesses du système judiciaire français. La pièce est petite, sombre, les tables modèle années soixante sont encombrées de chemises cartonnées empilées les unes sur les autres. Sur des étagères, des dizaines de dossiers archivés. L'image d'une justice poussiéreuse qui rogne sur les trombones et se révèle incapable de donner à ses serviteurs des conditions correctes de travail.

Le décorum serait accessoire si les moyens pour la conduite des instructions existaient. Au cours d'un entretien général sur la justice et ses lenteurs, elle m'avait expliqué : «J'ai alerté je ne sais combien de fois ma hiérarchie pour obtenir des conditions minimales d'exercice, explique MarieOdile Bertella-Geffroy. Nous travaillons dans des conditions artisanales. En 1998, j'ai obtenu un greffier et un assistant de justice à mi-temps pour terminer la procédure du sang. Cela peut paraître ahurissant, mais j'ai mis trois ans avant d'obtenir un... ordinateur. En 1998. Récemment, un autre juge est venu en renfort mais tout cela reste insuffisant. Il faudrait, comme dans le cas du pôle financier, le détachement de plusieurs auxiliaires de justice spécialisés, en particulier pour aider à décrypter les rouages financiers de certaines affaires. Beaucoup d'affaires instruites ici présentent des volets financiers complexes. »

En mai 1999, le juge a adressé une lettre ouverte à Élisabeth Guigou pour dénoncer les conditions qui lui sont octroyées. La garde des Sceaux n'a pas daigné répondre. Estime-t-elle que les scandales de santé publique ne méritent pas un déménagement dans des locaux flambant neufs comme elle l'a accordé au pôle financier ? Curieux pays où les atteintes à l'intégrité physique des citoyens comptent moins que celles portées au portefeuille.

Ce n'est donc pas demain que le pénal fera la lumière sur le vaccin. Quant au civil, les plaignants attendent patiemment. Comble de l'absurde, une dizaine d'entre eux ont reçu du laboratoire SKB une lettre leur indiquant que « la sclérose en plaques est un effet indésirable rare mais possible du vaccin hépatite B, comme indiqué dans le Vidal ». « On devient fou en recevant ce genre de lettre. Ils nous écrivent que c'est possible et dans le même temps ils clament partout que le vaccin n'est pas responsable », confie l'un des destinataires de cette lettre. La firme a-telle fait une erreur en envoyant ces missives ? Elle a cessé d'employer ces termes dans les lettres ultérieures.
L État veut éviter une nouvelle affaire


800 000 francs de capital et une rente annuelle de 60 000 francs pour « préjudice et perte de chance ». En cette matinée du 23 mai 2000, Patrick Beaucert, ingénieur en radiologie, lit attentivement la lettre signée par le professeur Lucien Abenhaïm, directeur général de la Santé, l'instance décisionnelle la plus haute en matière de santé publique, qui lui accorde une indemnisation. « Les experts de la commission ont considéré qu'au vu des dernières données de pharmacovigilance et épidémiologiques et au vu des éléments figurant dans votre dossier, il existait un lien de causalité entre la vaccination hépatite B que vous avez subie et votre état de santé. »

Patrick savoure ce passage. Cela fait dix ans qu'il attend ce moment, il pense à tous les médecins qui ne l'ont jamais cru quand il avait accusé les injections vaccinales d'être responsables de sa sclérose en plaques. Plus que les sommes versées, qui compensent à peine sa perte d'emploi et son état de santé, c'est cette phrase de reconnaissance qui lui redonne de l'espoir. Il n'était pas fou.

Patrick n'est pas le seul à avoir reçu une telle proposition d'indemnisation. Sept autres victimes sont dans le même cas. Depuis 1996, la commission des accidents vaccinaux a reconnu, en toute discrétion, quatorze personnes pour diverses maladies, mais c'est la première fois qu'elle se prononce sur un lien entre la sclérose en plaques et le vaccin. Une décision lourde de conséquences pour la suite de l'affaire, d'une portée égale à l'arrêt, deux ans plus tôt, de la vaccination dans les écoles.

Manque de chance pour l'État, qui réglait ce genre de transaction à l'amiable, sans battage ni communiqué de presse, Le Parisien révèle l'information début juin, relayé par les radios et la télévision. « Le jour même, nous avons été assaillis de coups de fil de médecins et d'infirmières souffrant de maladies après ce vaccin et qui n'avaient jamais pris cette affaire au sérieux, explique Jean-Marie Petit, président du Revahb. C'est curieux comme la profession médicale a besoin d'imprimatur officiel pour se poser des questions. »

Le public et le corps médical sont désorientés. L'État a toujours annoncé qu'il ne pouvait pas trancher dans un sens ou dans un autre et voilà qu'il indemnise des victimes en reconnaissant un lien de causalité. Une réunion de crise est organisée avec les conseillers de Martine Aubry et le professeur Lucien Abenhaïm, l'homme par qui le scandale arrive. Ce dernier encaisse sans broncher les critiques des experts : « D'où vient la fuite ? C'est toute la vaccination qui est mise par terre ! Nous sommes dans une situation intenable. » Le signataire des lettres explique que les décisions de la commission s'appuient sur des expertises médicales et qu'on ne peut pas revenir en arrière.

Il tient un raisonnement similaire à celui du professeur Bégaud : le douté est suffisamment étayé pour des cas individuels sans que, pour cela, on puisse extrapoler à l'ensemble de la population. Cette affaire a failli lui coûté sa place. Son poste devait être renouvelé dans le mois et certains ne se sont pas privés de demander sa tête en haut lieu. Il s'est fait, ce jour-là, une brochette d'ennemis chez les partisans du vaccin.

D'un caractère placide, le professeur Abenhaïm a l'habitude de prendre des coups. Quand il travaillait à l'université McGill de Montréal, il avait publié une étude démontrant les dangers d'un médicament coupe-faim, alors même que l'étude était financée par le fabricant du produit. Cette réputation d'intransigeance, rare à ce niveau, ainsi que sa spécialité en épidémiologie, ont conduit Martine Aubry à lui confier la direction générale de la Santé.

En réponse à l'article du Parisien, le cabinet de Dominique Gillot, secrétaire d'État à la Santé, publie un communiqué de presse d'une magistrale tartufferie : certes, l'Etat a bien reconnu des malades, mais il s'agit d'une décision administrative qui n'a aucune conséquence sur la vaccination. A lire ce texte, on a l'impression que la décision a été prise dans un élan de générosité pour les cas les plus dramatiques et ne s'appuie sur rien de scientifique. « Cachez cette indemnisation que je ne saurais voir. »

C'est un mensonge par omission. Le communiqué ministériel ne fait pas mention des expertises médicales à plusieurs niveaux qui mettent en lumière une responsabilité du vaccin. Autre oubli la commission n'a retenu qu'une dizaine de dossiers sur une soixantaine de malades. Quitte à être généreux, et puisqu'il n'y aurait rien de scientifique, pourquoi n'avoir retenu que ces cas et pas les autres ? Peut-être justement parce que, pour ces derniers, l'imputabilité était moins évidente sur des critères purement médicaux. Le ministère sombre dans une schizophrénie progressive, bienveillant envers une poignée de victimes il ne veut pas non plus porter atteinte au vaccin. « Ni responsable ni coupable, mais pas innocent », fulmine avec ironie l'un des fondateurs du Revahb, Hector Delgado.

Une situation inextricable pour Martine Aubry, ministre peu suspecte de complaisance envers les laboratoires pharmaceutiques et à l'écoute des victimes d'accidents sanitaires. Dans l'affaire de l'amiante, elle s'était mise à dos les caisses primaires d'assurance maladie qui traînaient les pieds dans la reconnaissance en accidents du travail des ouvriers aux poumons ravagés par la fibre mortelle.

Reste que l'État se comporte comme un poulet sans tête courant dans tous les sens. Marie-Line, infirmière de trente et un ans, sclérosée postvaccinale, a fini par obtenir une reconnaissance en accident du travail (liée au vaccin) par une commission de médecins et de représentants de la DDASS. Munie de cette attestation, elle a demandé le paiement d'une rente à la Caisse des dépôts et consignations qui la lui a refusée en prétextant qu'aucune étude scientifique n'avait montré un lien ! Joints par téléphone, les services du contentieux, non médecins, étaient bien ennuyés par l'affaire et reconnaissaient que la décision de la direction générale de la Santé changeait la donne et qu'ils allaient demander des explications. Seule solution saisir le médiateur de la République.

« Nous sommes contents pour les personnes indemnisées mais que font les pouvoirs publics pour la majorité des victimes qui n'ont pas été vaccinées obligatoirement? » interpelle Jean-Marie Petit. L'État, directement mis en cause, se défend

le vaccin hépatite B n'était obligatoire que pour les professionnels de santé et seulement recommandé pour les millions de citoyens ordinaires. Les autorités jouent les Ponce Pilate : « Ce n'est pas notre problème, vous n'avez qu'à attaquer en justice. » L'État est dans son droit.

D'un point de vue éthique, tout cela est scandaleux. Depuis 1996, les pouvoirs publics se sont impliqués, comme jamais auparavant, pour inciter la moitié de la population à se faire vacciner en diffusant, et laissant diffuser, des informations tendancieuses et inexactes, surfant sur la peur engendrée par le sida. Seule nation dans le monde à s'être lancée dans une opération d'une telle envergure, la France n'a pas mis en place un filet de sécurité adapté à cette situation ( En 1994, au moment où la France lance sa campagne, l'Institut de médecine de l'académie des sciences de Washington publie un rapport global (Stratton K. R. : « Adverse events associated with childhood vaccines other than pertussis and rubella », DAMA 1994, 271 (20) : 1602) sur les effets indésirables de tous les vaccins commercialisés : polio, hépatite B, rubéole, tétanos, etc. Quatorze chercheurs interdisciplinaires ont travaillé pendant dix-huit mois sur cette enquête, mise en place après la loi 99-660 votée par le Congrès américain en 1986 sur l'indemnisation des victimes des vaccins.

Si la vaccination contre l'hépatite B n'est pas mise en cause, les chercheurs restent nuancés sur la responsabilité du vaccin dans la survenue des maladies neurologiques. Pour comprendre leurs résultats, il faut connaître le système de classification adopté. Pour juger de la responsabilité d'un vaccin, les chercheurs du CDC utilisent quatre degrés d'implication:
1) La relation de cause à effet est rejetée, le vaccin est innocent.
2) Il n'y a pas d'évidence pour établir un lien de cause à effet.
3) On ne peut ni accepter ni rejeter la responsabilité du vaccin.
4) Le lien de cause à effet est établi, le vaccin est responsable. Or le syndrome de GuillainBarré, les maladies démyélinisantes du système nerveux, les arthrites et les morts subites de nouveau-nés sont classés dans la catégorie 3, la tranche « On ne sait pas ». Une incertitude due peut-être au nombre inconnu d'effets indésirables non rapportés. Mais cette étude date de 1994, ces données étaient donc entre les mains des experts du ministère français de la Santé. Pourquoi n'ont-ils pas mis en place un système de surveillance spécifique ?Les signaux d'alertese sont déclenchés dès le début de la campagne et on n'en a pas tenu compte. Pire, les mesures de précaution ont traîné un an.

Sous la pression des citoyens et des médias, les pouvoirs publics ont effectué un revirement stratégique en désavouant la politique de vaccination de masse initiée quatre ans plus tôt. Il est loin le temps où certains virologistes affirmaient : « Le seul réservoir du virus est l'homme. Le jour où toute la population de la Terre sera vaccinée, l'hépatite B disparaîtra. » L'État a un devoir moral envers ces centaines, peut-être ces milliers, d'hommes, de femmes et d'enfants qui n'ont eu comme seul tort que de croire au discours officiel.

L'affaire du vaccin hépatite B n'est pas identique à celles de l'hormone de croissance ou du sang contaminé. Le vaccin est utile et sauve des vies mais peut se révéler dangereux pour une minorité. S'il n'y avait pas eu ce dérapage, cette volonté affirmée de vacciner toute la population, il n'y aurait probablement jamais eu d'« affaire du vaccin ». Ce que reconnaissent beaucoup de ses partisans... en privé. Le professeur Jacques Drucker, patron de l'Institut
de veille sanitaire, co-inventeur du vaccin, expliquait à Jean Yves Nau, dans Le Mondes, que les objectifs de la campagne de Philippe Douste-Blazy ont été mal compris, qu'il n'a jamais été question de vacciner tout le monde et que les bébés et les jeunes étaient les premiers visés. Comment prendre ce genre de propos au sérieux au vu de la campagne et des déclarations envoyées aux médecins recommandant « l'élargissement de l'immunisation à toute la population » ?

Les temps changent, la crise du vaccin s'inscrit dans un dysfonctionnement de plus grande ampleur de la santé publique. Des contre-pouvoirs se mettent en place un peu partout pour ne plus subir ces crises sanitaires à répétition. Face à un corps médical souvent amorphe, à des intérêts industriels et politiques, les responsables des associations de victimes ont compris les règles du jeu médiatique. La fuite d'un document confidentiel, une décision administrative sortie du boisseau, une pièce d'instruction qui surgit en pleine lumière ont un pouvoir de nuisance dévastateur dans l'opinion.


Le bras de fer sur la loi Fauchon a montré le pouvoir des associations de victimes. L'affaire avait commencé sur des bases raisonnables, de nombreux maires de petites et grandes villes de France voulaient assouplir la loi sur la responsabilité pénale. Un panneau de basket qui blesse un enfant, un auvent qui tombe et envoie des personnes à l'hôpital... doivent-ils entraîner des sanctions pénales contre les élus ? On arrivait à des situations absurdes comme, dans une petite ville du Lot, où le maire a refusé l'édification d'une cabine téléphonique à côté d'un local à poubelles envahi de guêpes. Si un usager allergique était piqué, celui-ci pourrait porter plainte.

Cette situation a conduit à une réflexion du Sénat sous la houlette de Pierre Fauchon. Au fil des mois, une réforme de bon sens s'est transformée en une véritable loi d'amnistie au bénéfice des décideurs, qu'ils soient élus ou fonctionnaires, et au premier chef en matière de scandales de santé publique et d'accidents médicaux ! La loi serait passée en catimini si Libération, sous la plume d'Armelle Thoraval, n'avait pas révélé le dérapage avec l'aide du professeur Claude Got. Rendues furieuses par ce tour de passe-passe, les associations de victimes se sont regroupées sous l'impulsion de Michel Parigot, responsable du comité anti-amiante de Jussieu, et ont organisé une campagne pour stopper le projet du sénateur de Loir-et-Cher. « Ce projet est gravissime et peut anéantir toutes nos procédures en cours, les députés et les sénateurs se rendentils compte de leur comportement ? » explosait Edmond-Luc Henry, président de l'association des hémophiles. Après maintes péripéties parlementaires, durant lesquelles on vit la droite désavouer son projet un jour pour le muscler le lendemain, et la garde des Sceaux Élisabeth Guigou prendre parti contre des aspects de la loi alors que les députés de sa majorité les applaudissaient à tout rompre, les rapporteurs firent finalement quelques concessions.

Mal à l'aise face aux affaires de santé publique et à la montée en puissance des associations de victimes médicales, les élus ont essayé de gérer au mieux. Des groupes de députés organisent de plus en plus de colloques et d'auditions sur ces thèmes. Une intention louable à ceci près que, dans certains colloques, les dés sont pipés : les orateurs sont triés par des cabinets de relations publiques qui donnent dans le consensuel et oublient d'inviter les associations qui fâchent. Ainsi le colloque présidé par Claude Evin, ancien ministre rocardien de la Santé, sur les droits des malades, d'où les associations du sang contaminé ont été écartées de l'estrade afin qu'elles ne puissent interpeller l'ancien ministre par ailleurs mis en examen dans le non-rappel des transfusés... Au cours de ces colloques, s'expriment des médecins compréhensifs, des avocats vertueux et des journalistes polis. Du coup, les débats sont d'une mièvrerie consternante et seule la dernière demi-heure, consacrée aux questions de l'assistance, fournit quelques raisons de croire encore dans la démocratie.

Tranchent, dans ce consensus mou, les colloques organisés par l'intergroupe parlementaire « Santé, environnement », animé par Michèle Rivasi (PS), Pierre Lellouche (RPR), André Aschieri (Verts) et le professeur Jean-François Mattei (DL). Ces parlementaires prennent un malin plaisir à traiter de sujets chauds (dangers des portables, lignes à haute tension, sécurité des produits de santé, etc.) et à inviter des orateurs d'avis opposés. Michèle Rivasi, la bête noire du lobby nucléaire, a d'ailleurs entendu longuement les victimes du vaccin hépatite B dans le cadre d'un rapport sur les produits de santé qui doit être remis aux instances européennes 6. « Je suis effarée par cette affaire de vaccin, explique-t-elle. Elle me rappelle l'omerta qui régnait sur le nucléaire et, plus près de nous, sur les militaires victimes du syndrome de la guerre du Golfe. La démocratie sanitaire a bien du chemin à parcourir en France. »

Le député vert André Aschieri, qui a été l'un des premiers à poser une question écrite sur les zones d'ombre de la campagne hépatite B, s'est heurté de plein fouet à certaines castes qui veillent sur la santé de millions de Français. « Alors que je réalisais un rapport d'enquête commandé par Lionel Jospin sur les maladies et l'environnement, racontet-il, j'ai rencontré, au cours d'auditions, certaines catégories de fonctionnaires en charge de dossiers de santé. Des "seigneurs", qui ne veulent pas rendre de comptes au public, estimant qu'il n'est pas mature. Des "renards" qui me menaient en bateau en répondant à côté de mes questions. Des "politiques" qui ne prennent aucun risque et naviguent à vue. Très peu m'ont impressionné par leur sens de la santé publique. L'État a conservé une culture du secret en matière de santé publique, en dépit des affaires du sang ou de l'amiante'. »

Pour le moment, alors que la France est engluée dans l'affaire du vaccin depuis quatre ans, aucun député n'a eu le culot de lancer une commission d'enquête parlementaire comme aux États-Unis.



 
 


 


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 06:13 (2017)    Sujet du message: IL Y EN A QUI S'AMUSENT BIEN

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